Articles taggés Vivenza

Jean-Marc Vivenza

26 mars 2013

LE REGIME ECOSSAIS RECTIFIE

ET

LA DOCTRINE DE LA REINTEGRATION

Séminaire de Jean-Marc Vivenza

Samedi 27 Avril, de 9h30 à 17h30,

 

vivenza_pasqually_traite-reintegration-z

Organisé par la Loge d’Etude et de Recherches  Prunelle de Lière , a Tribus Oculis du Directoire National Rectifié de France (D.N.R.F.).

BLOG_02_0X

Ce séminaire est ouvert à tous,
Frères, Soeurs et Profanes, il se tiendra au

Club Provence
Temple de La Garde
64 rue Cugnot
83130 La Garde

Participation : 40 €, comprenant le déjeuner.
Attention nombre de places limité.
Réservations obligatoires.

Vivenza_JM

Pour tout renseignement appeler :
Antoine à La Table d’Hermès au
T. 0494 920 939 (de 9h45 à 12h30 et de 14h30 à 18h15) ou
sur le mail : tribus.oculis@gmail.com

ACTES DES RENCONTRES FRANC-MAÇONNERIE ET MARTINISME – 2010

11 février 2013

Ces rencontres traitent de deux voies traditionnelles occidentales, la Franc-maçonnerie et le Martinisme, de leurs relations parfois amoureuses, parfois conflictuelles.

actes_martinisme_franc-maconnerie-azEn vente en souscription sur le site de la Table d’Hermès ou à la Librairie au prix de 23,75 € au lieu de 24.50 €

Il est des jours particuliers et sensibles et ce 13 mars 2010 en est un !
13 mars, la proximité de dates est rare et troublante, est-ce un « hasard » dû à la providence ? Ces rencontres se placent sous le double patronage bien illustre de Robert Amadou, i.O. ab Aegyptus, Ignifer et de Victor Blanchard, Yésir. Tous deux, entre autres, Francs-Maçons et Martinistes.

Nous sommes à la veille du jour anniversaire de leur départ vers… l’Orient Eternel, lieu où la lumière qui ne s’éteint pas les aura accueillis en son sein. En effet, le 14 mars 1953 voyait s’éteindre Victor Blanchard ainsi que le 14 mars 2006 celui de Robert Amadou…
Nous avons souhaité conserver la spontanéité du contact entre le conférencier et son public, le style est naturellement celui de « l’oralité ».

Enfin, nous souhaitons qu’au travers la lecture de ces actes « tout être créé reçoive un rayon de la divine substance.

Enfin l’édition tant attendue des Actes des Rencontres de 2011. Toutes les commandes passées lors des Rencontres seront livrées dès parution.

Cette édition est augmentée de l’intégralité des interventions filmée par Baglis-TV de notre ami Franck Agier. Deux DVD seront inclus dans ce livre.

 Tirage limité et numéroté.

Jean-Marc Vivenza

12 janvier 2013

L’Association du Centre d’Etude et de Recherche Willermoz organise une conférence le

Vendredi 25 janvier

UNIVERSALITE ET INTEMPORALITE DE LA PENSEE DE JEAN-BAPTISTE WILLERMOZ

Par Jean-Marc Vivenza

JM VIVENZA

Attention nombre de places limitée !

 

 

 

 

La Doctrine de la Réintégration des Etres

13 octobre 2012

Le nouveau livre de Jean-Marc Vivenza.

 

  Pour appréhender véritablement les enjeux de cette réflexion doctrinale importante s’il en est, il convient de clarifier deux points principaux relatifs à la sensibilité en effet « origéniste » qui fut partagée par Martinès de Pasqually (+ 1774), Louis-Claude de Saint-Martin (1743-1803) et Jean-Baptiste Willermoz (1730-1824), de sorte que nous puissions comprendre en quoi l’adhésion à leur doctrine représente, non une option du point de vue initiatique lorsqu’on est membre de ses voies, mais relève d’un enseignement spirituel auquel il est nécessaire d’adhérer, faute de quoi on se met soi-même en dehors des critères d’appartenance des Ordres dont le rôle est de préserver les éléments doctrinaux établis par leurs fondateurs.

  Ainsi les trois études que nous publions touchant à la doctrine de la matière telle que soutenue par Martinès, Saint-Martin et Willermoz, font apparaître des thèses audacieuses relevant du « mysticisme spéculatif », rendant évidentes des distances importantes avec l’enseignement des confessions chrétiennes, ce qui n’a rien de surprenant au regard des idées du courant illuministe qu’il nous faut considérer et admettre pour ce qu’il est, à savoir une voie initiatique extra ecclésiale possédant son originalité et ses sources propres. Ces études ont pour but de susciter une certaine réaction et provoquer chez le lecteur, en quelque sorte, une interrogation salutaire en forme de choc, puisque qu’une tendance se manifeste de façon de plus en plus insistante, en l’écrivant et le faisant savoir, visant à récuser les positions de l’illuminisme et à les désigner comme des déviances théologiques et des hérésies dualistes. Nous avons donc jugé qu’il était temps de réagir en exposant les fondements théoriques de ces courants relatifs à la doctrine de la réintégration, avant que n’advienne une incompréhension générale en forme de rejet à l’égard de la doctrine initiatique que véhicule les structures issues de la pensée martinésienne.

  • Titre :  La doctrine de la réintégration des êtres
  • Auteur : J-M.Vivenza
  • Prix: 31,00 € 29.45 €
  • Nb. pages: 232 pages
  • Edition : La Pierre Philosophale (2012).

Vous pouvez passer votre commande sur le site de La Table d’Hermès.

ATTENTION.

Ouvrage en tirage limité et numéroté.

 

Angéologie Saint-Martiniste de Jean-Marc Vivenza

19 juin 2012

IL EST ARRIVE CE MATIN

Un nouvel ouvrage de Jean-Marc Vivenza, aux éditions Arma Artis :

Louis-Claude de Saint-Martin et les Anges.
De la théurgie des élus coëns à
l’angélogie saint-martiniste.

Disponible au prix de 20,90 € à la librairie en ligne de La Table d’Hermès.

Voici la présentation que l’auteur en fait sur son site : Jean-Marc Vivenza.

Louis-Claude de Saint-Martin et les Anges.
De la théurgie des élus coëns à l’angélogie saint-martiniste 

Jean-Marc Vivenza 

  Aborder la question de la relation de Louis-Claude de Saint-Martin (1743-1803) aux anges, est l’une des plus intéressantes et passionnantes qui soient. En effet, la place des esprits angéliques au sein de la voie spirituelle et initiatique est fondamentale, de même que leur ministère, leur fonction et leur rôle. Cependant cette place et cet authentique « ministère » restent, en réalité, mal définis, imprécis. On imagine avoir quelques idées claires sur le sujet alors que les éléments effectifs touchant aux anges nous sont profondément méconnus, notamment pour tout ce que pensait le Philosophe Inconnu relativement aux êtres célestes, le plus généralement absolument et profondément ignoré.

 Saint-Martin qui fut dès le début de son chemin initiatique mis en contact avec les anges, se distingua par une analyse originale qui l’amena, non seulement à s’écarter rapidement des pratiques externes découvertes dans sa première initiation à Bordeaux qu’il qualifiait « de voie incomplète et dangereuse », mais de plus, et surtout, à proposer une réflexion absolument originale lui donnant d’exposer des vérités nouvelles qui enrichissent notablement tout ce qui s’était dit et affirmé jusqu’à lui au sujet des créatures célestes dans leur rapport à l’homme.

I. Du rejet des élus coëns à la nouvelle relation avec les esprits célestes

 Ainsi, non content de rompre avec les rites externes d’une théurgie issue de sources magiques impures, théurgie qu’il dénoncera avec une extraordinaire vigueur jugeant ses méthodes « imprudentes », « inutiles et pleines de dangers », la considérant non seulement comme totalement inefficace pour « opérer » la réconciliation de l’homme mais de plus pouvant même conduire directement l’âme qui s’y laisse entraîner dans les régions ténébreuses en l’asservissant aux puissances inférieures, Saint-Martin abandonnant les pratiques théurgiques, proposera une nouvelle angélologie et, par conséquence immédiate, un nouveau mode spirituel dans la relation de l’homme avec les esprits célestes [1].

   Saint-Martin jugeait que son « ancienne école »,
c’est-à-dire celle de Martinès de Pasqually,
était certes impuissante à guérir les maux de l’homme,
mais, pire encore, servait même à les augmenter !

  En effet, dans son analyse critique envers les pratiques des élus coëns, Saint-Martin ne ménagera pas ses reproches les plus sévères à l’égard d’une initiation qu’il désignait comme « prisonnière des formes », tristement dépendante des cérémonies extérieures, allant jusqu’à juger que son « ancienne école », c’est-à-dire celle enseignée par Martinès de Pasqually (+1774), certes était impuissante à guérir les maux dont souffre l’homme, mais pire encore, servait même à les augmenter : « Ces établissements (mon ancienne école ou à une autre) servent quelquefois à mitiger les maux de l’homme, plus souvent à les augmenter, et jamais à les guérir…. ceux qui y enseignent ne le font qu’en montrant des faits merveilleux ou en exigeant la soumission. » [2]

II. L’esprit « bon compagnon »

 C’est pourquoi, par delà sa critique des moyens grossiers employés par les élus coëns pour s’approcher du Ciel en voulant soumettre et contraindre les anges, Saint-Martin, qui avait perçu l’importance de ce sujet, se pencha avec attention sur la question des esprits angéliques dans plusieurs de ses ouvrages, et d’ailleurs, l’une de ses pensées les plus consolantes fut en rapport direct avec la présence à nos côtés de notre « ami fidèle », dit « esprit bon compagnon » avec lequel il est possible d’oeuvrer, puisqu’en effet, l’ange gardien sera assimilé à l’ami fidèle chez Saint-Martin, soit « l’ange bon compagnon », l’ange conseiller, le confident, le protecteur et le soutien, celui qui, par la douce présence qu’il maintient à nos côtés, est un gage de la purification de notre cœur. [3]

    Saint-Martin, s’écartant de la théurgie des élus coëns,
propose une nouvelle angélologie,
un nouveau mode spirituel
dans la relation de l’homme avec les esprits célestes.

 Mais si cette présence près de nous de l’esprit bon compagnon est un précieux viatique, une aide secourable, un guide important, une vérité néanmoins est souvent ignorée des lecteurs de Saint-Martin, vérité qui pourtant seule nous donne de comprendre ce qui constitue, tout à la fois l’originalité de la pensée du Philosophe Inconnu, ainsi que sa très grande différence d’avec l’enseignement de Martinès de Pasqually.

 C’est également l’un des points les moins compris de la conception de Saint-Martin, car elle renverse presque totalement, dans une certaine mesure, l’idée habituelle et courante que l’on se fait du rapport de l’homme aux anges puisque, et c’est là un élément essentiel, Saint-Martin nous révèle que l’ange bon compagnon, notre fidèle gardien, dépend entièrement de nous pour pouvoir éprouver les effets du soleil éternel, dépend de l’âme pour accéder à la vie divine dont il est éloigné en raison de son ministère auprès de l’humanité.

III. Ce n’est pas à l’homme de prier les anges

 De ce fait, ce qui poussait réellement Saint-Martin, qui en convaincra d’ailleurs peu après ses intimes, à s’éloigner des cérémonies théurgiques, c’est qu’en réalité les anges, qui sont de puissants secours en bien des affaires, ont besoin de nous dans l’unique objet de la quête initiatique, à savoir la connaissance de Dieu par la prière.

 Ce sur quoi insistait Saint-Martin, c’est que ce n’est pas à nous au fond de « prier » les anges de nous faire connaître Dieu, mais à eux de nous le demander car nous avons à les instruire puisque l’homme, par le Fils, peut aujourd’hui approcher le Père dans sa nature ; ceci expliquant pourquoi, ainsi que le rappellera magnifiquement saint Jean de la Croix (+1591), c’est dans l’âme de l’homme que Dieu a son séjour : « Dieu réside substantiellement en l’âme, dans ce sanctuaire où ni l’ange ni le démon ne peuvent pénétrer .» [4]

 « Les anges ne connaissent le Père que dans le Fils.
Ils ne le connaissent ni dans lui-même, ni dans la nature… »

 C’est exactement ce que dit admirablement Saint-Martin dans un passage du Ministère de l’homme-esprit : « Les anges ne connaissent le Père que dans le Fils. Ils ne le connaissent ni dans lui-même, ni dans la nature, qui, surtout depuis la première altération, est bien plus rapprochée du Père que du Fils, par la concentration qu’elle a éprouvée ; et ils ne peuvent le comprendre que dans la divine splendeur du Fils, lequel à son tour n’a son image que dans le cœur de l’homme, et ne l’a point dans la nature. Voilà pourquoi l’homme qui, lors de son origine dans l’univers, était lié principalement au Fils, ou à la source du développement universel, connaissait le Père à la fois et dans le Fils et dans la nature. Et voilà pourquoi les anges recherchent tant la compagnie de l’homme, puisque c’est lui qu’ils croient encore en état de leur faire connaître le Père dans la nature. »  Il poursuit :  « Ils [les anges] sont fondés à le croire, puisque c’est à nous que le Père s’est rendu visible, et que ses éternelles merveilles se sont montrées sous ce phénomène temporel qui constitue la nature périssable. Oh ; combien de choses profondes nous pourrions enseigner, même aux anges, si nous rentrions dans nos droits ! et il ne faudrait pas s’étonner de cette idée, puisque selon saint Paul (1.ere cor. ch. 6 : 3), nous devons juger les anges. Or, le pouvoir de les juger suppose le pouvoir de les instruire.» (L.-C. de Saint-Martin, Le Ministère de l’homme-esprit, 1802).

IV. C’est à l’homme de faire connaître Dieu aux anges

 Depuis la Révélation les anges souhaitent plonger leur regard
dans l’œuvre réparatrice et être instruits,
par  l’homme, des merveilles de l’Evangile.

 Si l’homme doit instruire les anges, il le doit en rendant accessible son cœur à la lumière divine, en l’ouvrant, pleinement, à l’œuvre purificatrice et transformatrice qui permettra que les esprits angéliques puissent connaître le Père, et ceci sera rendu possible en raison de la supériorité de notre esprit animique sur celui des anges.

 Cette idée n’a rien de choquante, car depuis la Révélation les anges souhaitent plonger leur regard dans l’œuvre réparatrice et être instruits, par  l’homme, des merveilles de l’Evangile et de la nature de la « grâce qui était destinée » à ceux qui ouvriraient leur cœur à la vérité.

 V. Les anges doivent passer par l’âme de l’homme, pour assister au « divin engendrement »

 La place de l’âme humaine est donc fondamentale à l’intérieur du plan divin, puisque par elle, et seulement par ce canal précis, les anges ont à passer pour pouvoir approcher des merveilles éternelles du Père manifestées dans la nature visible. Mais l’éminence de l’âme va plus loin encore, sa fonction dépasse en vertigineuse fonction bien plus qu’il ne se peut imaginer, car elle participe directement, et l’on touche ici aux plus grands des mystères ineffables qu’il soit possible d’envisager en ce monde, de l’engendrement divin, de la naissance suressentielle de Dieu.

 L’âme participe directement,
de l’engendrement divin,
de la naissance suressentielle de Dieu.

 L’âme, le fond de l’âme (abditus mentis) est le saint Tabernacle d’où la divinité s’engendre elle-même, dans le mystère secret du silence intérieur par lequel, dans une « opération » invisible, Dieu procède à la naissance de son Fils premier né : « Dieu opère dans l’âme sans aucun intermédiaire – image ou ressemblance – mais bien dans le fond, là où jamais ne pénétra aucune image que Lui-même, en son Être propre. Cela, aucune créature ne peut le faire. ‘‘Comment Dieu engendre-t-il son Fils dans le fond de l’âme ? est-ce de la même façon que font les créatures, en image et ressemblance ?’’ Croyez bien que non ! Tout au contraire : Il l’engendre exactement de la même manière qu’Il l’engendre dans l’éternité, ni plus ni moins. (….) C’est ainsi que Dieu le Père engendre son Fils : dans l’unité véritable de la nature divine.» [5]

 L’âme est donc dépositaire d’une essence unique et réellement sublime, essence comparable à absolument rien de ce qui est créé, au point de lui donner la possibilité de parvenir jusqu’à l’origine même d’où provient le premier commencement. Voilà pourquoi l’âme de l’homme est d’une immense dignité, elle relève d’un bien infiniment précieux d’une valeur incomparable, car elle est la pierre fondamentale d’où surgit en son « aurore naissante » la Divinité.

 VI. L’esprit du ministère, ou la véritable « religion » de l’homme

Nous percevons donc, par ces vives lumières projetées sur la mission extraordinaire qu’il incombe à l’homme seul d’exercer par la prière, et à cause de ce qui s’opère comme naissance dans son âme, la raison de sa supériorité sur les anges : «C’est ta prière qui devait elle-même appeler l’aube de la lumière et la faire briller sur ton oeuvre, afin qu’ensuite tu puisses du haut de cet orient céleste la verser sur les nations endormies dans leur inaction, et les arracher à leurs ténèbres. Ce n’est que par cette vigilance que ton édifice prendra son accroissement, et que ton âme pourra devenir semblable à l’une de ces douze perles qui doivent un jour servir de portes à la ville sainte. » (L.-C. de Saint-Martin, Le Nouvel Homme, § 8).

 Il revient à l’homme de servir de support,
de reflet lumineux à son Principe,
de devenir, par grâce,
le « principal ministre de la divinité ».

 C’est pourquoi, si l’homme est appelé à devenir le « principal ministre de la divinité », c’est que sa mission est d’une nature infiniment sublime, vertigineuse ; il lui revient, à cet homme malgré sa chute et ses nombreuses erreurs, mais lorsqu’il percevra et sentira que les conséquences de son crime furent réparées au Golgotha, de servir de support, de reflet lumineux à son Principe, puisque nous étions et restons destinés à devenir participant d’une œuvre extraordinaire en quoi consiste toute notre religion, nous avons été appelés à avoir une autorité sur les habitants de toutes les régions terrestres et célestes.

 On comprend de ce fait en quoi les mises en garde afin d’avertir que l’œuvre véritable se déroule loin des formes, loin des régions externes étrangères, fut pour Saint-Martin – et reste encore – un devoir pieux et nécessaire, de sorte que nous puissions laisser Dieu « opérer » seul en nous, agir et réaliser le culte et le sacrifice, exprimer la prière et faire entendre son Nom : « Car ce ne serait point abuser nos semblables, que de leur dire combien l’œuvre véritable de l’homme se passe loin de tous ces mouvements extérieurs. D’après les principes posés ci-dessus, nous sommes placés sous l’aspect de la divinité même, c’est-à-dire que nous reposons sur une racine vive qui doit opérer en nous toutes nos régulières végétations ; ainsi, qu’il y ait autour de nous, et même par nous, des faits extérieurs et hors du cours ordinaire de la nature, bien plus, qu’il y ait une nature et un monde, ou qu’il n’y en ait pas, notre œuvre doit toujours avoir son cours, puisque notre œuvre est que Dieu dans nous soit tout, et nous rien, et puisque, dans les faits mêmes impurs et légitimes qui peuvent s’opérer, ce ne sont pas les faits qui doivent s’apercevoir et mériter nos hommages, mais le Dieu seul qui les opère.» (L.-C. de Saint-Martin, Ecce Homo, § 4).

Conclusion : « les anges attendent le règne de l’homme »

En conclusion, et on le comprend aisément après tout ce qui vient d’être exposé, dans cette « opération » supérieure d’engendrement divin en l’âme, point n’est besoin d’utiliser des méthodes périphériques, des techniques complexes, des cérémonies inutiles, de s’adonner à des cultes stériles et dangereux [6] ; celui qui désire que le Verbe Divin naisse en lui, en son cœur, ne doit pas oublier qu’il est porté, entraîné, conduit et poussé par un puissant mouvement d’élection qui agit pour lui en sachant, avec une science céleste, « opérer » comme il convient : « Puisque c’est l’action même, pour ne pas dire la génération vive de l’ordre divin qui veut bien passer par [lui]. Montez dans l’assemblée des saints, adressez-vous à ces millions d’anges qui ont leur demeure dans la sphère des cieux. Ils répondront tous : oui, nous sommes sujets et serviteurs du Seigneur. Béni soit l’homme qui demande à l’univers un aveu aussi doux que légitime ! Qu’il ne se repose point sans avoir engagé tous les êtres à professer la gloire du Seigneur, et à célébrer la puissance de son nom ; et sans que tout ce qui existe se dise le sujet et le serviteur du Seigneur.» (L.-C. de Saint-Martin, L’Homme de désir, Chant 291).

 L’âme de l’homme lui octroie,
et bien plus encore depuis que cette âme
a été purifiée et lavée en justice par le Verbe,
une souveraineté vis-à-vis de tous les esprits célestes.

 Une conviction, propre à Saint-Martin certes mais certitude foncièrement liée à la nouvelle loi d’amour, doit donc nous servir dans l’engendrement qu’il nous revient de laisser opérer en nous depuis que sur le Golgotha « tout a été consommé », à savoir nous souvenir – et en ceci consiste sans doute la sainte profession spirituelle -, que l’âme de l’homme lui octroie, depuis l’origine, mais bien plus encore depuis que cette âme a été purifiée et lavée en justice par le Verbe à l’issue de son sacrifice salvateur, une souveraine supériorité vis-à-vis de tous les esprits, une autorité sur les créatures séjournant au sein du monde invisible puisqu’elle possède la puissance inégalée de procéder à la régénération universelle en étant accompagnée par la Lumière, portée par l’énergie incréée s’étendant à tous les horizons de l’Esprit pour renouveler, re-sacraliser et régénérer l’immensité.

Le Nouvel Homme
n’est pas simplement destiné à retrouver,
par l’effet d’un processus de « réintégration »
les pouvoirs du premier Adam,
mais est « élu » pour recevoir une ordination
le conduisant à devenir
« participant de la nature de Dieu »

 A ce titre l’homme – le Nouvel Homme – n’est pas simplement destiné à retrouver, par l’effet d’un processus de « réintégration » les pouvoirs du premier Adam, mais à être non seulement doté de l’onction souveraine qui fera de lui un esprit glorieux « supérieur à tout autre esprit spirituel, soit émané ou émancipé » du sein du Créateur,  puisque par delà cette première étape l’homme est ordonné, destiné à recevoir un ré-engendrement mystérieux le conduisant, par pure grâce, à devenir  « participant de la nature de Dieu », lui conférant, eu égard à cette extraordinaire participation qui lui a été accordée, une authentique puissance substantielle l’ordonnant, le consacrant et le constituant, vrai « Fils de Dieu », l’introduisant ainsi dans le Sanctuaire du Ciel auprès du Réparateur Lui-même, afin qu’il exerce, au Nom de la Divinité incréée et infinie, son saint ministère pour l’éternité.

 « Il nous a donné les très grandes et précieuses promesses,
afin que par elles vous participiez de la nature divine,
ayant échappé à la corruption qui est dans le monde…. »
(II Pierre I, 4).

Notes.

 1. L’œuvre véritable pour Saint-Martin, se passe effectivement loin de l’extérieur car c’est dans l’interne, derrière le second voile du Temple que se déroulent aujourd’hui, depuis la venue du Divin Réparateur, les rites sacrés, et que se célèbre le culte spirituel et la liturgie divine par la prière et l’adoration : « Par ses imprudences, l’homme est plongé perpétuellement dans des abîmes de confusion, qui deviennent d’autant plus funestes et plus obscurs, qu’ils engendrent sans cesse de nouvelles régions opposées les unes aux autres et qui  font que l’homme se trouvant placé comme au milieu d’une effroyable multitude de puissances qui le tirent et l’entraînent dans tous les sens, ce serait vraiment un prodige qu’il lui restât dans son cœur un souffle de vie et dans son esprit une étincelle de lumière. (…) l’œuvre véritable de l’homme se passe loin de tous ces mouvements extérieurs. » (Ecce Homo, § 4). La nécessité de l’intériorité, de la voie purement secrète, silencieuse et invisible, se justifie donc pour Saint-Martin, en raison de la présente faiblesse constitutive de la créature, de sa désorganisation et de son inversion radicale, plongeant les êtres dans un milieu infecté, une atmosphère viciée et corrompue, qui guettent chacun de nos pas lorsque nous nous éloignons de notre source et délaissons notre « centre », mettant en péril notre esprit lorsque, par imprudence et présomption, nous osons outrepasser les limites des domaines sereins protégés par l’ombre apaisante de la profonde paix du cœur.

 2. Extrait du recueil de correspondance de Saint-Martin, avec MM. Maglasson, De Gérando, Maubach, etc., appartenant à M. Munier, lettre du 5 août 1798.

 3. « Quant aux anges, nous savons qu’ils sont « tous des esprits dont la fonction est d’être envoyés en service, au profit de ceux qui doivent obtenir l’héritage du salut » (Heb., 1.14). C’est vrai surtout des anges gardiens spécialement attachés à chacun de nous. Leur charité à notre égard n’est qu’une manifestation de leur dévouement à la cause divine et de leur zèle pour l’honneur de Dieu. Nous pouvons compter sur leur aide puissante dans la lutte contre le mal et recourir à eux pour obtenir par leur intermédiaire, avec la protection de notre vie temporelle, les grâces qui sous forme de bonnes pensées, d’élans vers le bien, d’horreur du mal, nous permettront de déjouer les ruses et les pièges du « malin », de répondre aux appels de Dieu et de nous préparer ainsi à prendre, avec joie, place auprès de ceux qui se seront montrés si fraternels pendant notre pèlerinage d’ici-bas. » (Joseph de Guibert s.j., Leçons de théologie spirituelle, tome I, Apostolat de la Prière, 1943).

 4. S. Jean de la Croix, Nuit Obscure 2, 23,11.

 5. Maître Eckhart, Sur la naissance de Dieu dans l’âme, trad. Gérard Pfister, Préface de Marie-Anne Vannier, Arfuyen, 2004, pp. 45-46.

 6. Saint-Martin, dans son Portrait historique et philosophique, eut une remarque plus que pertinente au sujet des dangers des voies externes, et utilisa une image imagée extrêmement parlante s’appuyant sur une anecdote rapportée de son voyage en Italie où vivaient à Naples, à l’époque, des milliers de « lazzaroni », terme désignant ceux qui résidaient dans les rues dépourvu de logis dans un état de grande pauvreté, nous faisant voir que si nous n’y prenons garde, en ouvrant grandes les portes sans prudence par des pratiques externes, nous risquons de voir s’installer des locataires peu recommandables en nous, esprits ténébreux capables même, en prenant des dehors engageants singulièrement trompeurs, de se rendre maîtres et possesseurs de notre maison et de nous en chasser : « La chose qui m’a paru la plus rare en fréquentant les hommes c’est d’en rencontrer un qui logeât chez lui; ils logent presque tous en chambre garnie, et encor ce ne sont pas là les plus dénués et les plus à plaindre; il en est qui ne logent que sous les portes comme les lazzaroni de Naples, ou même dans les ruas et à la belle étoile, tant ils ont peu de soin de conserver leur maison patrimoniale, et de ne se pas laisser évincer de leur propre domaine. » (Portrait, 479).

Willermoz de Jean-Marc Vivenza

18 mai 2012

Un nouveau livre de Jean-Marc Vivenza :

Editions Signatura, 15 € 14.25

Jean-Baptiste Willermoz, né à Lyon le 10 juillet 1730, bénéficiera d’une exceptionnelle longévité puisqu’il ne mourra qu’en 1824, soit à l’âge de 94 ans.
S’il fut toute sa vie  persuadé que la maçonnerie était dépositaire de secrets essentiels, c’est sa rencontre avec Martinès de Pasqually (+1774), en 1767, qui lui permettra  de trouver dans l’Ordre des Chevaliers Maçons Elus Coëns de l’Univers ce qu’il avait toujours attendu en matière de connaissance, confirmant ses espérances à propos des mystères de l’initiation.
Mais loin d’en rester à un dépôt passif des enseignements reçus de Martinès, Willermoz va être à l’origine de l’œuvre de réforme la plus ambitieuse de la franc-maçonnerie au XVIIIe siècle, puisqu’en 1778, lors du Convent des Gaules, introduisant au sein de la Stricte Observance la doctrine de la réintégration préalablement « christianisée », il fonde un nouveau système original : le Régime Ecossais Rectifié.

Sommaire

Introduction par Jean-Marc Vivenza

Les vérités du christianisme

I. – Le Traité des deux natures (1818)

-L’union mystérieuse des deux natures en Jésus-Christ
-De l’union du Verbe à Jésus
-De la vie temporelle de Jésus-Christ-De la nature quaternaire de Jésus-Christ

La Science Divine

II – Doctrine de Moïse (1806-1818)

-De Dieu considéré dans son unité et dans la Trinité de ses puissances créatrices
-Des Nombres simples en général, et de leur valeur et propriété
-De l’émanation des Etres spirituels et des quatre classes qu’ils composent ; de leur liberté, de leurs facultés intellectuelles et de leur émancipation
-De la liberté et des facultés des êtres spirituels et de leur émancipation

Lumières sur l’Ordre

III – Correspondance (1779-1821)

-Lettre à Joseph de Maistre, 9 VII 1779
-Lettre à Charles de Hesse-Cassel, 12 X 1781
-Lettre à Jean de Turkheim, 18 IX 1821

Les mystères de l’initiation

IV – Instructions secrète des Chevaliers Profès (1778)

-La Science de l’homme avant la Chute
-L’origine des initiations-Corruption de l’initiation primitive
-L’élection et la conservation du culte divin
-Initiation du Temple de Jérusalem-Nature initiatique du Christianisme
-Témérité des systèmes apocryphes
-La fausse Science

Doctrine du Régime Ecossais Rectifié

V – Instructions secrète des Chevaliers Grands Profès Ire partie (1778)

-La haute destinée de l’homme
-L’homme n’est pas à présent à sa place naturelle
-Le vrai but des initiations
-Les deux classes initiatiques
-Supériorité de l’initiation du Temple de Jérusalem
VI – Instructions secrète des Chevaliers Grands Profès IIe partie

-Lumière et ténèbres au sein de l’univers
-Création et émanation
-L’homme et son origine
-Mission de l’homme
-Etat passif de l’homme corporel
-Faute originelle de l’homme
-Moyens de la Divinité en faveur de l’homme
-Double nature de l’homme

 

Vous pouvez vous procurer cet ouvrage sur le site de La Table d’Hermès.

Histoire du Grand Prieuré des Gaules

31 octobre 2011

Le Régime Ecossais Rectifié du XVIIIe siècle à nos jours.

Jean-Marc Vivenza

Histoire du Grand Prieuré des Gaules,
Ed. du Simorgh, 25 € 23,75 €

 Les éditions du Simorgh nous gratifient d’une nouveauté qui vaut son pesant d’or en cette rentrée littéraire et maçonnique : Jean-Marc Vivenza y publie une Histoire du Grand Prieuré des Gaules. Le Régime Écossais Rectifié du XVIIIe siècle à nos jours (Septembre 2011, 381 pages).

L’auteur est plus connu pour ses ouvrages de métaphysiques et de théosophie que pour des ouvrages d’histoire. Et pourtant ce livre se révélera fondamental pour qui veut connaître le Régime écossais rectifié dans le détail. En effet, on y trouvera les classiques explications sur la naissance du Régime en liaison avec le régime de la Stricte Observance et avec l’Ordre des élus coens de l’univers. Mais on y découvrira aussi et surtout l’histoire du Régime rectifié au XIXe siècle (période que les historiens classiques du Régime évoquent très peu) et surtout le XXe siècle.

Si plusieurs articles et livres ont déjà abordé la naissance de la GLNIR (future GLNF) sur la base d’une loge rectifiée du GODF (le Centre des amis, 1910-1913), peu d’études traitent dans le détail la naissance du GPDG en 1935 et son évolution durant le restant du XXe. C’est aussi dans ce cadre que Vivenza présente les différentes branches du Régime en France tels qu’elles apparurent durant la deuxième moitié du XXe siècle.

L’ouvrage se termine par l’annonce du réveil (vote en juin 2011 par le Conseil national du GPDG confirmé le 23 septembre 2011 par le vote du Grand Chapitre du GPDG) de la Grande Loge Réunie et Rectifiée de France qui administrera les loges de saint Jean et de saint André du Régime écossais rectifié dans le sillage du Grand Prieuré des Gaules.

Grand merci à Jean-Marc Vivenza d’avoir fait oeuvre d’utilité publique en établissant cette histoire qui éclairera les maçons, rectifiés ou non, sur l’histoire de cette « école de sagesse et de vertu » qu’est le Régime Rectifié

 Je ne peux que souscrire à ces quelques lignes élogieuses ont été empruntées au site de A Valle Sancta.

Jean-Marc Vivenza est l’auteur de nombreux ouvrages sur le Régime Ecossais Rectifié et sur l’Ordre des Elus Cohen de l’Univers, spécialiste de Louis-Claude de saint-Martin il nous en distille toute la « doctrine » ésotérique :

– Les élus cohen et le Régime Ecossais Rectifié, que vous pouvez vous procurer ici.

– Le Martinisme, l’enseignement secret des Maîtres : Martinès de Pasqually, Jean-Baptiste Willermos, Louis-Claude de Saint-Martin, que vous pouvez vous procurer ici.

– René Guénon et le Rite Ecossais Rectifié, que vous pouvez vous procurer ici.

– La prière du Coeur selon Louis-Claude de saint-Martin dit le Philosophe Inconnu, que vous pouvez vous procurer ici.

Vous pouvez vous procurer cet ouvrage sur notre site La Table d’Hermès au prix de 23, 75 € au lieu de 25 €.

LIVRES D’ETE IV

28 juillet 2011

Quelques livres pour mieux vous faire pénétrer dans la pensée du théurge le plus marquant du XVIIIe siècle : Martines de Pasqually. Il laissera une empreinte considérable sur toutes les sociétés initiatiques, qu’elles soient maçonniques ou martinistes.
Voici donc un choix de trois ouvrages. le premier est le Traité de la réintégration… œuvre majeure de Mertinès de Pasqually, « corrigé » par un de ses disciples les plus connus : Louis-Claude de saint-Martin dit le Philosophe Inconnu.

 

Traité sur la réintégration  des êtres…
Editions Diffusion Rosicrucienne, 21.50 €

Le titre exact est : Traité sur la réintégration des êtres dans leur première propriété, vertu et puissance spirituelle divine.

Importante préface de Robert Amadou, qui nous retrace l’itinéraire spirituelle de cette « doctrine » théurgique.

L’auteur présente sa conception de l’origine de la création universelle. Il traite d’une manière particulière de la chute des premiers êtres spirituels et de celle de l’homme. De ces différentes chutes résulte la nécessite d’un retour, d’une réintégration dans le Divin. Ce traité nous guide pour mieux comprendre les rapports entre l’homme, Dieu et et l’univers. Contient le schéma du Tableau Universel.
Il s’agit de la Première édition authentique d’après le manuscrit de Louis-Claude de Saint-Martin étabblie et présentée par Robert Amadou.

 

Les élus coëns et le Régime Ecossais Rectifié. Jean-Marc Vivenza
Editions le Mercure Dauphinois, 21,50 €

De l’influence de la doctrine de Martinès de Pasqually sur Jean-Baptiste Willermoz.

L’évidente présence des sources provenant de l’Ordre des Élus Coëns au sein du Régime Écossais Rectifié est l’un des points les plus intéressants qui soient, nous faisant découvrir l’origine véritable du système initiatique fondé par Jean-Baptiste Willermoz (1730-1824), qui joua un rôle fondamental au sein de la franc-maçonnerie au XVIIIe siècle.

Pourtant deux attitudes erronées se rencontrent de manière régulière à propos de cette question des sources willermoziennes : l’une consistant à considérer le Régime Écossais Rectifié comme une simple reproduction, bien que privée de sa partie théurgique, de l’Ordre des Chevaliers Maçons Élus Coëns de l’Univers, l’autre visant à ne reconnaître aucun lien ni rapport entre le système de Willermoz et les enseignements dispensés par Martinès de Pasqually.

Il convenait donc de rappeler combien ces deux conceptions sont inexactes, dans la mesure où le Régime Écossais Rectifié, s’il est aujourd’hui entièrement redevable aux bases symboliques et théoriques de la doctrine de la Réintégration – qui échappèrent par miracle à la corruption du temps – a néanmoins «opéré» une christianisation importante de cette doctrine aboutissant à un Rite maçonnique original, à la fois dépositaire du trésor spirituel des élus coëns, mais également libéré de ses méthodes en raison de son insistance sur ce que signifie, comme radical bouleversement, le passage de l’Ancienne à la Nouvelle Alliance.

On comprend ainsi, aisément, pourquoi il était utile que soit enfin proposée une analyse sérieuse sur ce sujet, capable de répondre véritablement aux diverses réflexions qu’elle fait surgir, nous faisant découvrir qu’il y a bien un secret partagé entre le Régime Écossais Rectifié et les disciples de Martinès de Pasqually, puisque l’objectif fixé par Willermoz à son Ordre « est d’atteindre, à sa manière, le but fixé à l’Ordre des Élus Coëns ».

Les Sept Sceaux des élus coëns. Serge Caillet
Editions le Mercure Dauphinois, 21,50 €

L’Ordre des chevaliers maçons élus coëns de l’Univers transmettait des initiations et des ordinations spécifiques, de forme maçonnique, quoique très différentes des grades maçonniques classiques. Ces initiations et ces ordinations habilitaient à la pratique d’opérations théurgiques, en quoi consistait le culte primitif, propre au sacerdoce adamique restauré par Martines de Pasqually (XVIIIème siècle). Cette école de théurgie fut celle de Louis-Claude de Saint-Martin, de Jean-Baptiste Willermoz et de quelques autres «émules», qui y recevront aussi de Martines, leur maître commun, la doctrine, apparentée au judéo-christianisme, qu’ils transmettront à leur tour, l’un dans son œuvre littéraire, l’autre dans le Régime écossais rectifié.
Dans le sillage de Robert Amadou, Serge Caillet analyse minutieusement ici, pour la première fois, grade par grade, les rites de réception et d’ordination des élus coëns, à partir des documents originaux qui nous sont parvenus. il ouvre ainsi un à un les sept «sceaux» que représentent les sept classes de l’Ordre, en décrivant dans le détail le cheminement initiatique des élus coëns. Historien de l’ésotérisme et des sociétés initiatiques, Serge Caillet est l’auteur de nombreuses études sur le rosicrucianisme, la franc-maçonnerie égyptienne et le martinisme. Il dirige également l’Institut Eléazar, qui dispense des cours par correspondance consacrés à l’étude de la doctrine de Martines de Pasqually.
Bien sûr vous trouverez un choix de livres beaucoup plus important sur notre site : La Table d’Hermès.
Bonnes vacances et bonnes lectures.

Les Elus Coëns et le Rectifié… Jean-Marc Vivenza

27 août 2010

A paraître, dès le 18 septembre, un livre qui fera date dans l’étude et la compréhension du Régime Ecossais Rectifié.

L’évidente présence des sources provenant de l’Ordre des Élus Coëns au sein du Régime Écossais Rectifié est l’un des points les plus intéressants qui soient, nous faisant découvrir l’origine véritable du système initiatique fondé par Jean-Baptiste Willermoz (1730-1824), qui joua un rôle fondamental au sein de la franc-maçonnerie au XVIIIe siècle.

Pourtant deux attitudes erronées se rencontrent de manière régulière à propos de cette question des sources willermoziennes : l’une consistant à considérer le Régime Écossais Rectifié comme une simple reproduction, bien que privée de sa partie théurgique, de l’Ordre des Chevaliers Maçons Élus Coëns de l’Univers, l’autre visant à ne reconnaître aucun lien ni rapport entre le système de Willermoz et les enseignements dispensés par Martinès de Pasqually.

Il convenait donc de rappeler combien ces deux conceptions sont inexactes, dans la mesure où le Régime Écossais Rectifié, s’il est aujourd’hui entièrement redevable aux bases symboliques et théoriques de la doctrine de la Réintégration – qui échappèrent par miracle à la corruption du temps – a néanmoins «opéré» une christianisation importante de cette doctrine aboutissant à un Rite maçonnique original, à la fois dépositaire du trésor spirituel des élus coëns, mais également libéré de ses méthodes en raison de son insistance sur ce que signifie, comme radical bouleversement, le passage de l’Ancienne à la Nouvelle Alliance.

On comprend ainsi, aisément, pourquoi il était utile que soit enfin proposée une analyse sérieuse sur ce sujet, capable de répondre véritablement aux diverses réflexions qu’elle fait surgir, nous faisant découvrir qu’il y a bien un secret partagé entre le Régime Écossais Rectifié et les disciples de Martinès de Pasqually, puisque l’objectif fixé par Willermoz à son Ordre « est d’atteindre, à sa manière, le but fixé à l’Ordre des Élus Coëns ».

Editions Le Mercure dauphinois, 370 pages.

SOMMAIRE

Introduction

Avertissement

I – Martinès de Pasqually et la doctrine des « élus coëns ».

1. Sources spirituelles

a) L’illuminisme chrétien

b) Le soufisme

c) La kabbale

d) Le dualisme zoroastrien et mazdéen

e) Le judéo-christianisme : ébionisme et elkassaïsme

2. Eléments doctrinaux

3. Perspective sacerdotale

II – La rencontre de Jean-Baptiste Willermoz avec Martinès de Pasqually

III – De la Stricte Observance dite « Templière » au « Convent des Gaules » (1778).

IV. Eléments martinésiens présents au sein du Régime Ecossais Rectifié

V. Expiation, purification, réconciliation et sanctification :  les quatre temps de la réédification du Temple du mineur spirituel

1. L’Expiation

2. La Purification

3. La Réconciliation

4. La Sanctification

VI – Les éléments coëns présents au sein du Régime Ecossais Rectifié : moyens et outils symboliques de la « Réintégration »

1. La structure ternaire du composé matériel et la place des essences spiritueuses

2. Triangle, « Lame d’or et  Delta d’Orient

3. Le Temple coën et la loge rectifiée

4. La symbolique des nombres

5. La défiance du Régime Rectifié vis-à-vis de la matière

6. La noblesse de l’origine de l’homme et sa haute destination spirituelle

7. La Batterie 00 0, omniprésente au 1er grade

8 . La substance sénaire de la Création

9. Le sens du double triangle

VII – La double nature et son implication spirituelle

VIII – La symbolique de la réédification du Temple comme figure de l’image et de la ressemblance

IX. L’origine de la Franc-maçonnerie selon le Régime Ecossais Rectifié et le rattachement au Haut et saint Ordre

Conclusion

Appendices

I. La  Sainte Trinité

II. La nature de l’Air selon le Philosophe Inconnu

III. Les objets et meubles sacrés du Tabernacle présents sur le second tableau de la loge de Maître Ecossais de Saint-André : ou la mise en lumière du passage de l’Ancienne à la Nouvelle loi, manifesté par l’œuvre du Divin Réparateur.

La « mer d’airain » et sa fonction purificatrice

La table des pains de proposition, image annonciatrice du mémorial eucharistique.

Le chandelier à sept branches en tant qu’évocation de la vraie Lumière.

L’Arche Sainte, manifestation de l’Alliance éternelle entre Dieu et les hommes.

L’autel des parfums ou l’instauration du sacerdoce éternel par la « Nouvelle loi de grâce et de vraie lumière ».

IV. Le rôle essentiel de la « grâce » et la raison de la proclamation de la supériorité de la « Nouvelle loi »  au sein du Régime Ecossais Rectifié.

Une nouvelle relation à Dieu par la grâce.

Le changement radical des économies entre le temps de la loi et celui de la grâce.

L’incomparable supériorité de la « Nouvelle loi de grâce ».

Annexes

I. Lettres de Martinès de Pasqually à Jean-Baptiste Willermoz.

Lettre du 19 juin 1767

Lettre du 11 septembre 1768

Lettre du 12 octobre 1773

Lettre du 24 avril 1774

Lettre du 3 août 1774

II. Lettre de Louis-Claude de Saint-Martin à M. Erhmann

III. L’invocation de réconciliation des Elus coëns

IV. Méthode pour lire le Traité de la réintégration selon Willermoz

Rencontres Martinistes du 13 mars 2010

1 juillet 2010

L’ensemble des conférences de ces premières Rencontres Martinistes sont disponibles sur Baglis.tv.

Vous pourrez y retrouver l’ensemble des interventions.

Les Actes de ces Rencontres, bien qu’ayant pris un certain retard, seront disponible prochainement à la Librairie La Table d’Hermès et sur son site.

Page Suivante »