Parutions

La Doctrine de la Réintégration des Etres

13 octobre 2012

Le nouveau livre de Jean-Marc Vivenza.

 

  Pour appréhender véritablement les enjeux de cette réflexion doctrinale importante s’il en est, il convient de clarifier deux points principaux relatifs à la sensibilité en effet « origéniste » qui fut partagée par Martinès de Pasqually (+ 1774), Louis-Claude de Saint-Martin (1743-1803) et Jean-Baptiste Willermoz (1730-1824), de sorte que nous puissions comprendre en quoi l’adhésion à leur doctrine représente, non une option du point de vue initiatique lorsqu’on est membre de ses voies, mais relève d’un enseignement spirituel auquel il est nécessaire d’adhérer, faute de quoi on se met soi-même en dehors des critères d’appartenance des Ordres dont le rôle est de préserver les éléments doctrinaux établis par leurs fondateurs.

  Ainsi les trois études que nous publions touchant à la doctrine de la matière telle que soutenue par Martinès, Saint-Martin et Willermoz, font apparaître des thèses audacieuses relevant du « mysticisme spéculatif », rendant évidentes des distances importantes avec l’enseignement des confessions chrétiennes, ce qui n’a rien de surprenant au regard des idées du courant illuministe qu’il nous faut considérer et admettre pour ce qu’il est, à savoir une voie initiatique extra ecclésiale possédant son originalité et ses sources propres. Ces études ont pour but de susciter une certaine réaction et provoquer chez le lecteur, en quelque sorte, une interrogation salutaire en forme de choc, puisque qu’une tendance se manifeste de façon de plus en plus insistante, en l’écrivant et le faisant savoir, visant à récuser les positions de l’illuminisme et à les désigner comme des déviances théologiques et des hérésies dualistes. Nous avons donc jugé qu’il était temps de réagir en exposant les fondements théoriques de ces courants relatifs à la doctrine de la réintégration, avant que n’advienne une incompréhension générale en forme de rejet à l’égard de la doctrine initiatique que véhicule les structures issues de la pensée martinésienne.

  • Titre :  La doctrine de la réintégration des êtres
  • Auteur : J-M.Vivenza
  • Prix: 31,00 € 29.45 €
  • Nb. pages: 232 pages
  • Edition : La Pierre Philosophale (2012).

Vous pouvez passer votre commande sur le site de La Table d’Hermès.

ATTENTION.

Ouvrage en tirage limité et numéroté.

 

Angéologie Saint-Martiniste de Jean-Marc Vivenza

19 juin 2012

IL EST ARRIVE CE MATIN

Un nouvel ouvrage de Jean-Marc Vivenza, aux éditions Arma Artis :

Louis-Claude de Saint-Martin et les Anges.
De la théurgie des élus coëns à
l’angélogie saint-martiniste.

Disponible au prix de 20,90 € à la librairie en ligne de La Table d’Hermès.

Voici la présentation que l’auteur en fait sur son site : Jean-Marc Vivenza.

Louis-Claude de Saint-Martin et les Anges.
De la théurgie des élus coëns à l’angélogie saint-martiniste 

Jean-Marc Vivenza 

  Aborder la question de la relation de Louis-Claude de Saint-Martin (1743-1803) aux anges, est l’une des plus intéressantes et passionnantes qui soient. En effet, la place des esprits angéliques au sein de la voie spirituelle et initiatique est fondamentale, de même que leur ministère, leur fonction et leur rôle. Cependant cette place et cet authentique « ministère » restent, en réalité, mal définis, imprécis. On imagine avoir quelques idées claires sur le sujet alors que les éléments effectifs touchant aux anges nous sont profondément méconnus, notamment pour tout ce que pensait le Philosophe Inconnu relativement aux êtres célestes, le plus généralement absolument et profondément ignoré.

 Saint-Martin qui fut dès le début de son chemin initiatique mis en contact avec les anges, se distingua par une analyse originale qui l’amena, non seulement à s’écarter rapidement des pratiques externes découvertes dans sa première initiation à Bordeaux qu’il qualifiait « de voie incomplète et dangereuse », mais de plus, et surtout, à proposer une réflexion absolument originale lui donnant d’exposer des vérités nouvelles qui enrichissent notablement tout ce qui s’était dit et affirmé jusqu’à lui au sujet des créatures célestes dans leur rapport à l’homme.

I. Du rejet des élus coëns à la nouvelle relation avec les esprits célestes

 Ainsi, non content de rompre avec les rites externes d’une théurgie issue de sources magiques impures, théurgie qu’il dénoncera avec une extraordinaire vigueur jugeant ses méthodes « imprudentes », « inutiles et pleines de dangers », la considérant non seulement comme totalement inefficace pour « opérer » la réconciliation de l’homme mais de plus pouvant même conduire directement l’âme qui s’y laisse entraîner dans les régions ténébreuses en l’asservissant aux puissances inférieures, Saint-Martin abandonnant les pratiques théurgiques, proposera une nouvelle angélologie et, par conséquence immédiate, un nouveau mode spirituel dans la relation de l’homme avec les esprits célestes [1].

   Saint-Martin jugeait que son « ancienne école »,
c’est-à-dire celle de Martinès de Pasqually,
était certes impuissante à guérir les maux de l’homme,
mais, pire encore, servait même à les augmenter !

  En effet, dans son analyse critique envers les pratiques des élus coëns, Saint-Martin ne ménagera pas ses reproches les plus sévères à l’égard d’une initiation qu’il désignait comme « prisonnière des formes », tristement dépendante des cérémonies extérieures, allant jusqu’à juger que son « ancienne école », c’est-à-dire celle enseignée par Martinès de Pasqually (+1774), certes était impuissante à guérir les maux dont souffre l’homme, mais pire encore, servait même à les augmenter : « Ces établissements (mon ancienne école ou à une autre) servent quelquefois à mitiger les maux de l’homme, plus souvent à les augmenter, et jamais à les guérir…. ceux qui y enseignent ne le font qu’en montrant des faits merveilleux ou en exigeant la soumission. » [2]

II. L’esprit « bon compagnon »

 C’est pourquoi, par delà sa critique des moyens grossiers employés par les élus coëns pour s’approcher du Ciel en voulant soumettre et contraindre les anges, Saint-Martin, qui avait perçu l’importance de ce sujet, se pencha avec attention sur la question des esprits angéliques dans plusieurs de ses ouvrages, et d’ailleurs, l’une de ses pensées les plus consolantes fut en rapport direct avec la présence à nos côtés de notre « ami fidèle », dit « esprit bon compagnon » avec lequel il est possible d’oeuvrer, puisqu’en effet, l’ange gardien sera assimilé à l’ami fidèle chez Saint-Martin, soit « l’ange bon compagnon », l’ange conseiller, le confident, le protecteur et le soutien, celui qui, par la douce présence qu’il maintient à nos côtés, est un gage de la purification de notre cœur. [3]

    Saint-Martin, s’écartant de la théurgie des élus coëns,
propose une nouvelle angélologie,
un nouveau mode spirituel
dans la relation de l’homme avec les esprits célestes.

 Mais si cette présence près de nous de l’esprit bon compagnon est un précieux viatique, une aide secourable, un guide important, une vérité néanmoins est souvent ignorée des lecteurs de Saint-Martin, vérité qui pourtant seule nous donne de comprendre ce qui constitue, tout à la fois l’originalité de la pensée du Philosophe Inconnu, ainsi que sa très grande différence d’avec l’enseignement de Martinès de Pasqually.

 C’est également l’un des points les moins compris de la conception de Saint-Martin, car elle renverse presque totalement, dans une certaine mesure, l’idée habituelle et courante que l’on se fait du rapport de l’homme aux anges puisque, et c’est là un élément essentiel, Saint-Martin nous révèle que l’ange bon compagnon, notre fidèle gardien, dépend entièrement de nous pour pouvoir éprouver les effets du soleil éternel, dépend de l’âme pour accéder à la vie divine dont il est éloigné en raison de son ministère auprès de l’humanité.

III. Ce n’est pas à l’homme de prier les anges

 De ce fait, ce qui poussait réellement Saint-Martin, qui en convaincra d’ailleurs peu après ses intimes, à s’éloigner des cérémonies théurgiques, c’est qu’en réalité les anges, qui sont de puissants secours en bien des affaires, ont besoin de nous dans l’unique objet de la quête initiatique, à savoir la connaissance de Dieu par la prière.

 Ce sur quoi insistait Saint-Martin, c’est que ce n’est pas à nous au fond de « prier » les anges de nous faire connaître Dieu, mais à eux de nous le demander car nous avons à les instruire puisque l’homme, par le Fils, peut aujourd’hui approcher le Père dans sa nature ; ceci expliquant pourquoi, ainsi que le rappellera magnifiquement saint Jean de la Croix (+1591), c’est dans l’âme de l’homme que Dieu a son séjour : « Dieu réside substantiellement en l’âme, dans ce sanctuaire où ni l’ange ni le démon ne peuvent pénétrer .» [4]

 « Les anges ne connaissent le Père que dans le Fils.
Ils ne le connaissent ni dans lui-même, ni dans la nature… »

 C’est exactement ce que dit admirablement Saint-Martin dans un passage du Ministère de l’homme-esprit : « Les anges ne connaissent le Père que dans le Fils. Ils ne le connaissent ni dans lui-même, ni dans la nature, qui, surtout depuis la première altération, est bien plus rapprochée du Père que du Fils, par la concentration qu’elle a éprouvée ; et ils ne peuvent le comprendre que dans la divine splendeur du Fils, lequel à son tour n’a son image que dans le cœur de l’homme, et ne l’a point dans la nature. Voilà pourquoi l’homme qui, lors de son origine dans l’univers, était lié principalement au Fils, ou à la source du développement universel, connaissait le Père à la fois et dans le Fils et dans la nature. Et voilà pourquoi les anges recherchent tant la compagnie de l’homme, puisque c’est lui qu’ils croient encore en état de leur faire connaître le Père dans la nature. »  Il poursuit :  « Ils [les anges] sont fondés à le croire, puisque c’est à nous que le Père s’est rendu visible, et que ses éternelles merveilles se sont montrées sous ce phénomène temporel qui constitue la nature périssable. Oh ; combien de choses profondes nous pourrions enseigner, même aux anges, si nous rentrions dans nos droits ! et il ne faudrait pas s’étonner de cette idée, puisque selon saint Paul (1.ere cor. ch. 6 : 3), nous devons juger les anges. Or, le pouvoir de les juger suppose le pouvoir de les instruire.» (L.-C. de Saint-Martin, Le Ministère de l’homme-esprit, 1802).

IV. C’est à l’homme de faire connaître Dieu aux anges

 Depuis la Révélation les anges souhaitent plonger leur regard
dans l’œuvre réparatrice et être instruits,
par  l’homme, des merveilles de l’Evangile.

 Si l’homme doit instruire les anges, il le doit en rendant accessible son cœur à la lumière divine, en l’ouvrant, pleinement, à l’œuvre purificatrice et transformatrice qui permettra que les esprits angéliques puissent connaître le Père, et ceci sera rendu possible en raison de la supériorité de notre esprit animique sur celui des anges.

 Cette idée n’a rien de choquante, car depuis la Révélation les anges souhaitent plonger leur regard dans l’œuvre réparatrice et être instruits, par  l’homme, des merveilles de l’Evangile et de la nature de la « grâce qui était destinée » à ceux qui ouvriraient leur cœur à la vérité.

 V. Les anges doivent passer par l’âme de l’homme, pour assister au « divin engendrement »

 La place de l’âme humaine est donc fondamentale à l’intérieur du plan divin, puisque par elle, et seulement par ce canal précis, les anges ont à passer pour pouvoir approcher des merveilles éternelles du Père manifestées dans la nature visible. Mais l’éminence de l’âme va plus loin encore, sa fonction dépasse en vertigineuse fonction bien plus qu’il ne se peut imaginer, car elle participe directement, et l’on touche ici aux plus grands des mystères ineffables qu’il soit possible d’envisager en ce monde, de l’engendrement divin, de la naissance suressentielle de Dieu.

 L’âme participe directement,
de l’engendrement divin,
de la naissance suressentielle de Dieu.

 L’âme, le fond de l’âme (abditus mentis) est le saint Tabernacle d’où la divinité s’engendre elle-même, dans le mystère secret du silence intérieur par lequel, dans une « opération » invisible, Dieu procède à la naissance de son Fils premier né : « Dieu opère dans l’âme sans aucun intermédiaire – image ou ressemblance – mais bien dans le fond, là où jamais ne pénétra aucune image que Lui-même, en son Être propre. Cela, aucune créature ne peut le faire. ‘‘Comment Dieu engendre-t-il son Fils dans le fond de l’âme ? est-ce de la même façon que font les créatures, en image et ressemblance ?’’ Croyez bien que non ! Tout au contraire : Il l’engendre exactement de la même manière qu’Il l’engendre dans l’éternité, ni plus ni moins. (….) C’est ainsi que Dieu le Père engendre son Fils : dans l’unité véritable de la nature divine.» [5]

 L’âme est donc dépositaire d’une essence unique et réellement sublime, essence comparable à absolument rien de ce qui est créé, au point de lui donner la possibilité de parvenir jusqu’à l’origine même d’où provient le premier commencement. Voilà pourquoi l’âme de l’homme est d’une immense dignité, elle relève d’un bien infiniment précieux d’une valeur incomparable, car elle est la pierre fondamentale d’où surgit en son « aurore naissante » la Divinité.

 VI. L’esprit du ministère, ou la véritable « religion » de l’homme

Nous percevons donc, par ces vives lumières projetées sur la mission extraordinaire qu’il incombe à l’homme seul d’exercer par la prière, et à cause de ce qui s’opère comme naissance dans son âme, la raison de sa supériorité sur les anges : «C’est ta prière qui devait elle-même appeler l’aube de la lumière et la faire briller sur ton oeuvre, afin qu’ensuite tu puisses du haut de cet orient céleste la verser sur les nations endormies dans leur inaction, et les arracher à leurs ténèbres. Ce n’est que par cette vigilance que ton édifice prendra son accroissement, et que ton âme pourra devenir semblable à l’une de ces douze perles qui doivent un jour servir de portes à la ville sainte. » (L.-C. de Saint-Martin, Le Nouvel Homme, § 8).

 Il revient à l’homme de servir de support,
de reflet lumineux à son Principe,
de devenir, par grâce,
le « principal ministre de la divinité ».

 C’est pourquoi, si l’homme est appelé à devenir le « principal ministre de la divinité », c’est que sa mission est d’une nature infiniment sublime, vertigineuse ; il lui revient, à cet homme malgré sa chute et ses nombreuses erreurs, mais lorsqu’il percevra et sentira que les conséquences de son crime furent réparées au Golgotha, de servir de support, de reflet lumineux à son Principe, puisque nous étions et restons destinés à devenir participant d’une œuvre extraordinaire en quoi consiste toute notre religion, nous avons été appelés à avoir une autorité sur les habitants de toutes les régions terrestres et célestes.

 On comprend de ce fait en quoi les mises en garde afin d’avertir que l’œuvre véritable se déroule loin des formes, loin des régions externes étrangères, fut pour Saint-Martin – et reste encore – un devoir pieux et nécessaire, de sorte que nous puissions laisser Dieu « opérer » seul en nous, agir et réaliser le culte et le sacrifice, exprimer la prière et faire entendre son Nom : « Car ce ne serait point abuser nos semblables, que de leur dire combien l’œuvre véritable de l’homme se passe loin de tous ces mouvements extérieurs. D’après les principes posés ci-dessus, nous sommes placés sous l’aspect de la divinité même, c’est-à-dire que nous reposons sur une racine vive qui doit opérer en nous toutes nos régulières végétations ; ainsi, qu’il y ait autour de nous, et même par nous, des faits extérieurs et hors du cours ordinaire de la nature, bien plus, qu’il y ait une nature et un monde, ou qu’il n’y en ait pas, notre œuvre doit toujours avoir son cours, puisque notre œuvre est que Dieu dans nous soit tout, et nous rien, et puisque, dans les faits mêmes impurs et légitimes qui peuvent s’opérer, ce ne sont pas les faits qui doivent s’apercevoir et mériter nos hommages, mais le Dieu seul qui les opère.» (L.-C. de Saint-Martin, Ecce Homo, § 4).

Conclusion : « les anges attendent le règne de l’homme »

En conclusion, et on le comprend aisément après tout ce qui vient d’être exposé, dans cette « opération » supérieure d’engendrement divin en l’âme, point n’est besoin d’utiliser des méthodes périphériques, des techniques complexes, des cérémonies inutiles, de s’adonner à des cultes stériles et dangereux [6] ; celui qui désire que le Verbe Divin naisse en lui, en son cœur, ne doit pas oublier qu’il est porté, entraîné, conduit et poussé par un puissant mouvement d’élection qui agit pour lui en sachant, avec une science céleste, « opérer » comme il convient : « Puisque c’est l’action même, pour ne pas dire la génération vive de l’ordre divin qui veut bien passer par [lui]. Montez dans l’assemblée des saints, adressez-vous à ces millions d’anges qui ont leur demeure dans la sphère des cieux. Ils répondront tous : oui, nous sommes sujets et serviteurs du Seigneur. Béni soit l’homme qui demande à l’univers un aveu aussi doux que légitime ! Qu’il ne se repose point sans avoir engagé tous les êtres à professer la gloire du Seigneur, et à célébrer la puissance de son nom ; et sans que tout ce qui existe se dise le sujet et le serviteur du Seigneur.» (L.-C. de Saint-Martin, L’Homme de désir, Chant 291).

 L’âme de l’homme lui octroie,
et bien plus encore depuis que cette âme
a été purifiée et lavée en justice par le Verbe,
une souveraineté vis-à-vis de tous les esprits célestes.

 Une conviction, propre à Saint-Martin certes mais certitude foncièrement liée à la nouvelle loi d’amour, doit donc nous servir dans l’engendrement qu’il nous revient de laisser opérer en nous depuis que sur le Golgotha « tout a été consommé », à savoir nous souvenir – et en ceci consiste sans doute la sainte profession spirituelle -, que l’âme de l’homme lui octroie, depuis l’origine, mais bien plus encore depuis que cette âme a été purifiée et lavée en justice par le Verbe à l’issue de son sacrifice salvateur, une souveraine supériorité vis-à-vis de tous les esprits, une autorité sur les créatures séjournant au sein du monde invisible puisqu’elle possède la puissance inégalée de procéder à la régénération universelle en étant accompagnée par la Lumière, portée par l’énergie incréée s’étendant à tous les horizons de l’Esprit pour renouveler, re-sacraliser et régénérer l’immensité.

Le Nouvel Homme
n’est pas simplement destiné à retrouver,
par l’effet d’un processus de « réintégration »
les pouvoirs du premier Adam,
mais est « élu » pour recevoir une ordination
le conduisant à devenir
« participant de la nature de Dieu »

 A ce titre l’homme – le Nouvel Homme – n’est pas simplement destiné à retrouver, par l’effet d’un processus de « réintégration » les pouvoirs du premier Adam, mais à être non seulement doté de l’onction souveraine qui fera de lui un esprit glorieux « supérieur à tout autre esprit spirituel, soit émané ou émancipé » du sein du Créateur,  puisque par delà cette première étape l’homme est ordonné, destiné à recevoir un ré-engendrement mystérieux le conduisant, par pure grâce, à devenir  « participant de la nature de Dieu », lui conférant, eu égard à cette extraordinaire participation qui lui a été accordée, une authentique puissance substantielle l’ordonnant, le consacrant et le constituant, vrai « Fils de Dieu », l’introduisant ainsi dans le Sanctuaire du Ciel auprès du Réparateur Lui-même, afin qu’il exerce, au Nom de la Divinité incréée et infinie, son saint ministère pour l’éternité.

 « Il nous a donné les très grandes et précieuses promesses,
afin que par elles vous participiez de la nature divine,
ayant échappé à la corruption qui est dans le monde…. »
(II Pierre I, 4).

Notes.

 1. L’œuvre véritable pour Saint-Martin, se passe effectivement loin de l’extérieur car c’est dans l’interne, derrière le second voile du Temple que se déroulent aujourd’hui, depuis la venue du Divin Réparateur, les rites sacrés, et que se célèbre le culte spirituel et la liturgie divine par la prière et l’adoration : « Par ses imprudences, l’homme est plongé perpétuellement dans des abîmes de confusion, qui deviennent d’autant plus funestes et plus obscurs, qu’ils engendrent sans cesse de nouvelles régions opposées les unes aux autres et qui  font que l’homme se trouvant placé comme au milieu d’une effroyable multitude de puissances qui le tirent et l’entraînent dans tous les sens, ce serait vraiment un prodige qu’il lui restât dans son cœur un souffle de vie et dans son esprit une étincelle de lumière. (…) l’œuvre véritable de l’homme se passe loin de tous ces mouvements extérieurs. » (Ecce Homo, § 4). La nécessité de l’intériorité, de la voie purement secrète, silencieuse et invisible, se justifie donc pour Saint-Martin, en raison de la présente faiblesse constitutive de la créature, de sa désorganisation et de son inversion radicale, plongeant les êtres dans un milieu infecté, une atmosphère viciée et corrompue, qui guettent chacun de nos pas lorsque nous nous éloignons de notre source et délaissons notre « centre », mettant en péril notre esprit lorsque, par imprudence et présomption, nous osons outrepasser les limites des domaines sereins protégés par l’ombre apaisante de la profonde paix du cœur.

 2. Extrait du recueil de correspondance de Saint-Martin, avec MM. Maglasson, De Gérando, Maubach, etc., appartenant à M. Munier, lettre du 5 août 1798.

 3. « Quant aux anges, nous savons qu’ils sont « tous des esprits dont la fonction est d’être envoyés en service, au profit de ceux qui doivent obtenir l’héritage du salut » (Heb., 1.14). C’est vrai surtout des anges gardiens spécialement attachés à chacun de nous. Leur charité à notre égard n’est qu’une manifestation de leur dévouement à la cause divine et de leur zèle pour l’honneur de Dieu. Nous pouvons compter sur leur aide puissante dans la lutte contre le mal et recourir à eux pour obtenir par leur intermédiaire, avec la protection de notre vie temporelle, les grâces qui sous forme de bonnes pensées, d’élans vers le bien, d’horreur du mal, nous permettront de déjouer les ruses et les pièges du « malin », de répondre aux appels de Dieu et de nous préparer ainsi à prendre, avec joie, place auprès de ceux qui se seront montrés si fraternels pendant notre pèlerinage d’ici-bas. » (Joseph de Guibert s.j., Leçons de théologie spirituelle, tome I, Apostolat de la Prière, 1943).

 4. S. Jean de la Croix, Nuit Obscure 2, 23,11.

 5. Maître Eckhart, Sur la naissance de Dieu dans l’âme, trad. Gérard Pfister, Préface de Marie-Anne Vannier, Arfuyen, 2004, pp. 45-46.

 6. Saint-Martin, dans son Portrait historique et philosophique, eut une remarque plus que pertinente au sujet des dangers des voies externes, et utilisa une image imagée extrêmement parlante s’appuyant sur une anecdote rapportée de son voyage en Italie où vivaient à Naples, à l’époque, des milliers de « lazzaroni », terme désignant ceux qui résidaient dans les rues dépourvu de logis dans un état de grande pauvreté, nous faisant voir que si nous n’y prenons garde, en ouvrant grandes les portes sans prudence par des pratiques externes, nous risquons de voir s’installer des locataires peu recommandables en nous, esprits ténébreux capables même, en prenant des dehors engageants singulièrement trompeurs, de se rendre maîtres et possesseurs de notre maison et de nous en chasser : « La chose qui m’a paru la plus rare en fréquentant les hommes c’est d’en rencontrer un qui logeât chez lui; ils logent presque tous en chambre garnie, et encor ce ne sont pas là les plus dénués et les plus à plaindre; il en est qui ne logent que sous les portes comme les lazzaroni de Naples, ou même dans les ruas et à la belle étoile, tant ils ont peu de soin de conserver leur maison patrimoniale, et de ne se pas laisser évincer de leur propre domaine. » (Portrait, 479).

LE RITE EGYPTIEN AU GRAND ORIENT DE FRANCE

5 juin 2012

Un nouveau livre sur la pénétration des rites égyptiens au sein du Grand Orient de France : le Grand Ordre Egyptien présenté par Christian Perrotin, Président du Souverain Grand Conseil du Grand Ordre Egyptien.

Edition Dervy, 22 €, 20,90 €

 Dix années se sont écoulées depuis le réveil du Rite Ancien et Primitif de Memphis et Misraim au sein du Grand Orient de France. Dix années passées à la refondation du Grand Ordre Egyptien, à la mise en place d’une structure animée des valeurs de démocratie, à transmettre des initiations, à consacrer des lieux de recherche, et à s’insérer dans le paysage de la Franc maçonnerie mondiale.

 La nature des Travaux du Grand Ordre Egyptien du Grand Orient de France nous plonge dans l’Egypte Alexandrine, creuset des cultures, philosophies et religions de l’Egypte Ancienne, de la Grèce Antique, de la Mésopotamie et de l’Asie Mineure.

 Ces Travaux nous guident sur le chemin initiatique de l’Hermétisme qui conduit le cherchant vers le fameux « connais toi, toi même, et tu connaitras l’Univers et les Dieux ». Les Travaux de l’Académie de Platon ou des Médicis sont ici réactivés. Ce livre évoque l’histoire du Rite, présente la matière philosophique que travaillent les Frères et ouvre une fenêtre sur l’avenir pour cet élément de la Tradition en regard des problèmes que la société moderne rencontre.

 Roger Dachez avec son Histoire des Rites Egyptiens : « Les Rites Maçonniques Egyptiens » chez PUF, avait déjà ouvert la voie pour une présentation de ces rites.

 Vous pouvez vous procurer l’ouvrage de Christian Perrotin, sur notre site : La Table d’Hermès au prix de 20,90 €. et celui de Roger Dachez sur le site de La Table d’Hermès au prix de 8,68 €.

 

 

La Franc-maçonnerie, une spiritualité vivante

20 mars 2012

Un livre de Rémi Boyer

Editions Mercure Dauphinois, 18 €

Nous nous demandons parfois si la Franc-maçonnerie peut encore être ou redevenir, initiatique au sens d’une quête de l’être ? En effet, la Franc-maçonnerie demeure un formidable outil potentiel de travail par le cadre qu’elle garantit.

Une enquête lancée auprès de Francs-maçons de diverses obédiences francophones a livré des résultats intéressants. Les réponses ont montré qu’une majorité de sœurs et de frères attendaient de leur obédience un projet et un étayage initiatiques, que c’était une priorité même si pour plus de la moitié d’entre eux, le projet social et humaniste lui était adjacent. Les réponses indiquaient également que les sœurs et les frères étaient en attente d’une pratique, à la fois personnelle et de loge, qu’un nombre croissant, sans renier leur engagement maçonnique initial pour la plupart, se tournaient vers de petites obédiences maçonniques plus fermées, vers le bouddhisme, l’orthodoxie, les arts martiaux… pour trouver cet axe pragmatique susceptible de les conduire au-delà des colonnes.

Le chantier est ouvert d’une construction ou d’une reconstruction d’un processus initiatique maçonnique, une spiritualité vivante, et ce livre en relève le défi.

L’auteur a longuement exploré le monde des avant-gardes, des traditions initiatiques et des philosophies de l’éveil. Il œuvre notamment, dans le cadre de la Maison des Surréalistes de Cordes sur Ciel, à une nouvelle alliance entre traditions, philosophies de l’éveil et avant-gardes artistiques.

Considérant la littérature comme une forme de métaphysique, il s’est inscrit activement dans le mouvement des revues dès les années 80 et collabore depuis à diverses revues de tradition en Europe. Il est l’auteur d’une vingtaine d’essais spécialisés, notamment sur les mouvements initiatiques occidentaux, ouvrages traduits en plusieurs langues. Depuis 1992, il anime la revue L’Esprit des Choses, fondée avec Robert Amadou, spécialisée dans la philosophie de Louis-Claude de Saint-Martin, le Martinisme et la Franc-maçonnerie. Il est régulièrement convié à donner des conférences et animer des séminaires sur des thèmes relatifs à l’initiation dans la plupart des pays d’Europe.

Vous pourrez vous le procurer sur le site de la Table d’Hermès.

 

La Symbolique Maçonnique des Outils

2 novembre 2011

Scala Philosophorum
de Robert Ambelain

La symbolique Maçonnique des Outils dans l’Art Royal,
Signatura, 29 € 27,55 €

 

 Enfin la réédition tant attendu de cet ouvrage majeur de Robert Ambelain. Une fois de plus, après la réédition du « Martinisme, Histoire et Doctrine » de Robert Ambelain,  les éditions Signatura nous gratifie d’une nouvelle  pépite pour le chercheur. merci au x éditions Signatura pour  leur si précieux et utile travail d’éditeur.

Cet ouvrage de Robert Ambelain est un classique de la littérature maçonnique. Il a été conçu par l’auteur pour permettre aux Maçons d’accéder au symbolisme ésotérique de la technique initiatique qui repose en fait sur neuf outils concrétisant l’enseignement philosophique, moral et intellectuel, réservé à ses trois grades : Apprenti, Compagnon, Maître, chacun d’eux relevant de la symbolique de trois de ces outils.

Cette méthode, reposant également sur la volonté et l’effort de l’homme lui-même, agissant sur lui et en lui, a pour but d’éveiller chez le futur Adepte des potentialités intellectuelles, morales et psychiques qui y sommeillent et de le mener vers une indiscutable sagesse, impliquant la maîtrise de ses passions et le développement de ses
vertus.
Tel est le processus d’apprentissage maçonnique proposé dans cet ouvrage.

Vous pouvez vous procurez cet ouvrage sur notre site la Table d’Hermès au prix de 27,55 €.

Sur les chemins étoilés de Lascaux

31 octobre 2011

De Chantal Jègues-Wolkiewiez

Sur les chemins étoilés de Lascaux,
Ed. La Pierre Philosophale,

 « LOKASURYA, LE GRAND CHAMAN, CHASSEUR DE CHEVAUX ET TAILLEUR DE SILEX.

  »…Un bracelet de cuir tressé, garni de craches de rennes orne son poignet droit. Une culotte de peau jusqu’à mi- mollets couvre ses jambes. Une tunique assez large décorée d’une tête de cheval brun qui semble auréolée de lumière jaune sur la poitrine complète son habillement.
Afin de récupérer l’énergie de « l’arbre d’immortalité », il s’est placé entre ses deux compagnons le dos appuyé bien droit, contre le tronc grisâtre du saule en forme de hutte. Il guette le sentier qui longe le fond de la « Vallée creuse » bordée par des aulnes. Il est le plus ancien chaman de la tribu des Lenengos. Il en est le chef. « Celui qui regarde le ciel » du temps passé et à venir… ».

C’est avec rigueur, lorsqu’il s’agit de la réalité des sites ornés et des cieux de l’époque de Lascaux, que Chantal Jègues-Wolkiewiez, en compagnie de quelques chamans « sachants du temps », nous entraîne et nous guide  dans le plus fabuleux des voyages initiatiques, celui de l’astronomie archaïque, celui de nos origines. (Voir « Livre des chemins » sur son site archeociel.com).
L’auteur s’appuie sur ses découvertes en paléo-astronomie aujourd’hui reconnues par la Communauté scientifique, et largement diffusées.  (films « Lascaux le ciel des premiers hommes » diffusé par Arte et « Lascaux chef-d’oeuvre des premiers astronomes » diffusé par France 2).
Dans ce premier volume, elle nous propose sous forme de fiction, sa vision de quelques œuvres du Paléolithique dont Lascaux serait le centre initiatique.


Chantal Jègues-Wolkiewiez nous  précise le contexte de son oeuvre « …Envisageons maintenant aussi bien les différences possibles que les points communs entre un scientifique moderne et un chaman paléolithique. On peut même envisager un religieux scientifique moderne.
Le scientifique d’aujourd’hui grâce à l’écriture, possède une solide connaissance de base acquise par l’étude des découvertes que ses prédécesseurs lui ont communiquées. Il suit une méthode de travail établie par leur expérience. Bien sûr, il se doit (tout comme le chaman paléolithique) d’être curieux, intelligent, observateur, imaginatif, savoir décrire, induire, faire des hypothèses, analyser, expliquer, interpréter, déduire….etc,.
Pleinement conscient de ce qui l’entoure et du monde dans lequel il vit, il en connaît la plupart des causes. Il a de surcroît la capacité de dépasser les limites de ses connaissances ; il sait se placer au-dessus des faits observables dans le domaine des abstractions. Il essaye aussi de concevoir le jeu des causes, d’avoir des idées créatrices.
Quelle différence y a-t-il avec un Paléolithique puisque le potentiel intellectuel est le même ?
».

 

Chantal Jègues-Wolkiewiez, chercheuse indépendante, Docteur ès Lettres et Sciences Humaines, Anthropologue, Ethnoastronome, Psychologue.

 

Tirage limité. Vous pouvez le trouvez sur notre site La Table d’Hermès au prix de  26,50€ prix en pré-commande jusqu’au 30 Novembre 2011  au-lieu de 31,50€ prix public.

 

Attention.

Ce livre va bousculer toutes les approches que vous aviez de la dite préhistoire.

 A ne pas lire si vous voulez garder les clichés éculés sur cette passionnante période de l’histoire de l’humanité.

 

 

Thot-Hermès

31 octobre 2011

De Réné Lachaud.

Thot Hermès,
Editions La Pierre Philosophale.

 Ouvrage attendu de René Lachaud, les Editions de la Pierre Philosophale nous livre, une fois de plus, un ouvrage majeur qui nous place sur la voie hermétique des Fils d’Héliopolis.
« Thot-Hermès »  ou le symbolisme sacré égyptien de René Lachaud est écrit comme un guide de voyage ou plutôt comme un guide initiatique, sorte d’invitation au voyage intérieur écrit par un « chercheur de vérité » en quête d’absolu.
À sa lecture, nous pénétrons dans l’intimité des temples égyptiens. Page après page notre auteur partage son ressenti, son vécu, ses intuitions et ses connaissances de l’égyptologie. René Lachaud grâce à la qualité de ses recherches sur la tradition égyptienne nous offre des clés qui nous permettront d’aborder des aspects méconnus de cette civilisation restée encore si mystérieuse à nos yeux. Ces clés opératives sont disséminées tout au long du livre comme autant de portes ou seuils à franchir avant de pénétrer dans le sanctuaire du Temple.
Sommes-nous les dignes héritiers des « Shemsou-Hor » ou des Compagnons d’Horus ? Une pensée ininterrompue comme un courant souterrain depuis des millénaires se dessine au travers de la Tradition égyptienne et de ses œuvres monumentales.

« Ainsi Osiris devint le prototype de l’initié parfait. Quand Seth eut achevé son travail ingrat, Thot l’écorcha pour faire de ses nerfs les cordes de la lyre. La Raison organise le monde. Des opposés, elle extrait la quintessence de l’harmonie. Thot n’anéantit pas Seth, il le régularise. »

Ébranlement de nos certitudes ou de nos savoirs. René Lachaud nous invite à nous éveiller à la dimension Osirienne du mythe fondateur de l’Égypte antique. 

René Lachaud, historien, fréquente amoureusement l’Égypte depuis plus trente ans. Il anime des séminaires sur la spiritualité égyptienne, des voyages de découvertes alchimiques en Europe et des séjours en Égypte destinés à la mise en œuvre de pratiques rituéliques. Il est l’auteur d’une douzaine d’ouvrages sur l’Égypte.

 

Dessins originaux d’Isis Arnoux Lachaud.

Vous pouvez vous le procurer sur notre site La Table d’Hermès au prix de 35 € jusqu’au 15 Novembre, après il sera au prix de 37,53 €, prix éditeur 39 €.

Histoire du Grand Prieuré des Gaules

31 octobre 2011

Le Régime Ecossais Rectifié du XVIIIe siècle à nos jours.

Jean-Marc Vivenza

Histoire du Grand Prieuré des Gaules,
Ed. du Simorgh, 25 € 23,75 €

 Les éditions du Simorgh nous gratifient d’une nouveauté qui vaut son pesant d’or en cette rentrée littéraire et maçonnique : Jean-Marc Vivenza y publie une Histoire du Grand Prieuré des Gaules. Le Régime Écossais Rectifié du XVIIIe siècle à nos jours (Septembre 2011, 381 pages).

L’auteur est plus connu pour ses ouvrages de métaphysiques et de théosophie que pour des ouvrages d’histoire. Et pourtant ce livre se révélera fondamental pour qui veut connaître le Régime écossais rectifié dans le détail. En effet, on y trouvera les classiques explications sur la naissance du Régime en liaison avec le régime de la Stricte Observance et avec l’Ordre des élus coens de l’univers. Mais on y découvrira aussi et surtout l’histoire du Régime rectifié au XIXe siècle (période que les historiens classiques du Régime évoquent très peu) et surtout le XXe siècle.

Si plusieurs articles et livres ont déjà abordé la naissance de la GLNIR (future GLNF) sur la base d’une loge rectifiée du GODF (le Centre des amis, 1910-1913), peu d’études traitent dans le détail la naissance du GPDG en 1935 et son évolution durant le restant du XXe. C’est aussi dans ce cadre que Vivenza présente les différentes branches du Régime en France tels qu’elles apparurent durant la deuxième moitié du XXe siècle.

L’ouvrage se termine par l’annonce du réveil (vote en juin 2011 par le Conseil national du GPDG confirmé le 23 septembre 2011 par le vote du Grand Chapitre du GPDG) de la Grande Loge Réunie et Rectifiée de France qui administrera les loges de saint Jean et de saint André du Régime écossais rectifié dans le sillage du Grand Prieuré des Gaules.

Grand merci à Jean-Marc Vivenza d’avoir fait oeuvre d’utilité publique en établissant cette histoire qui éclairera les maçons, rectifiés ou non, sur l’histoire de cette « école de sagesse et de vertu » qu’est le Régime Rectifié

 Je ne peux que souscrire à ces quelques lignes élogieuses ont été empruntées au site de A Valle Sancta.

Jean-Marc Vivenza est l’auteur de nombreux ouvrages sur le Régime Ecossais Rectifié et sur l’Ordre des Elus Cohen de l’Univers, spécialiste de Louis-Claude de saint-Martin il nous en distille toute la « doctrine » ésotérique :

– Les élus cohen et le Régime Ecossais Rectifié, que vous pouvez vous procurer ici.

– Le Martinisme, l’enseignement secret des Maîtres : Martinès de Pasqually, Jean-Baptiste Willermos, Louis-Claude de Saint-Martin, que vous pouvez vous procurer ici.

– René Guénon et le Rite Ecossais Rectifié, que vous pouvez vous procurer ici.

– La prière du Coeur selon Louis-Claude de saint-Martin dit le Philosophe Inconnu, que vous pouvez vous procurer ici.

Vous pouvez vous procurer cet ouvrage sur notre site La Table d’Hermès au prix de 23, 75 € au lieu de 25 €.

LIVRES D’ETE IV

28 juillet 2011

Quelques livres pour mieux vous faire pénétrer dans la pensée du théurge le plus marquant du XVIIIe siècle : Martines de Pasqually. Il laissera une empreinte considérable sur toutes les sociétés initiatiques, qu’elles soient maçonniques ou martinistes.
Voici donc un choix de trois ouvrages. le premier est le Traité de la réintégration… œuvre majeure de Mertinès de Pasqually, « corrigé » par un de ses disciples les plus connus : Louis-Claude de saint-Martin dit le Philosophe Inconnu.

 

Traité sur la réintégration  des êtres…
Editions Diffusion Rosicrucienne, 21.50 €

Le titre exact est : Traité sur la réintégration des êtres dans leur première propriété, vertu et puissance spirituelle divine.

Importante préface de Robert Amadou, qui nous retrace l’itinéraire spirituelle de cette « doctrine » théurgique.

L’auteur présente sa conception de l’origine de la création universelle. Il traite d’une manière particulière de la chute des premiers êtres spirituels et de celle de l’homme. De ces différentes chutes résulte la nécessite d’un retour, d’une réintégration dans le Divin. Ce traité nous guide pour mieux comprendre les rapports entre l’homme, Dieu et et l’univers. Contient le schéma du Tableau Universel.
Il s’agit de la Première édition authentique d’après le manuscrit de Louis-Claude de Saint-Martin étabblie et présentée par Robert Amadou.

 

Les élus coëns et le Régime Ecossais Rectifié. Jean-Marc Vivenza
Editions le Mercure Dauphinois, 21,50 €

De l’influence de la doctrine de Martinès de Pasqually sur Jean-Baptiste Willermoz.

L’évidente présence des sources provenant de l’Ordre des Élus Coëns au sein du Régime Écossais Rectifié est l’un des points les plus intéressants qui soient, nous faisant découvrir l’origine véritable du système initiatique fondé par Jean-Baptiste Willermoz (1730-1824), qui joua un rôle fondamental au sein de la franc-maçonnerie au XVIIIe siècle.

Pourtant deux attitudes erronées se rencontrent de manière régulière à propos de cette question des sources willermoziennes : l’une consistant à considérer le Régime Écossais Rectifié comme une simple reproduction, bien que privée de sa partie théurgique, de l’Ordre des Chevaliers Maçons Élus Coëns de l’Univers, l’autre visant à ne reconnaître aucun lien ni rapport entre le système de Willermoz et les enseignements dispensés par Martinès de Pasqually.

Il convenait donc de rappeler combien ces deux conceptions sont inexactes, dans la mesure où le Régime Écossais Rectifié, s’il est aujourd’hui entièrement redevable aux bases symboliques et théoriques de la doctrine de la Réintégration – qui échappèrent par miracle à la corruption du temps – a néanmoins «opéré» une christianisation importante de cette doctrine aboutissant à un Rite maçonnique original, à la fois dépositaire du trésor spirituel des élus coëns, mais également libéré de ses méthodes en raison de son insistance sur ce que signifie, comme radical bouleversement, le passage de l’Ancienne à la Nouvelle Alliance.

On comprend ainsi, aisément, pourquoi il était utile que soit enfin proposée une analyse sérieuse sur ce sujet, capable de répondre véritablement aux diverses réflexions qu’elle fait surgir, nous faisant découvrir qu’il y a bien un secret partagé entre le Régime Écossais Rectifié et les disciples de Martinès de Pasqually, puisque l’objectif fixé par Willermoz à son Ordre « est d’atteindre, à sa manière, le but fixé à l’Ordre des Élus Coëns ».

Les Sept Sceaux des élus coëns. Serge Caillet
Editions le Mercure Dauphinois, 21,50 €

L’Ordre des chevaliers maçons élus coëns de l’Univers transmettait des initiations et des ordinations spécifiques, de forme maçonnique, quoique très différentes des grades maçonniques classiques. Ces initiations et ces ordinations habilitaient à la pratique d’opérations théurgiques, en quoi consistait le culte primitif, propre au sacerdoce adamique restauré par Martines de Pasqually (XVIIIème siècle). Cette école de théurgie fut celle de Louis-Claude de Saint-Martin, de Jean-Baptiste Willermoz et de quelques autres «émules», qui y recevront aussi de Martines, leur maître commun, la doctrine, apparentée au judéo-christianisme, qu’ils transmettront à leur tour, l’un dans son œuvre littéraire, l’autre dans le Régime écossais rectifié.
Dans le sillage de Robert Amadou, Serge Caillet analyse minutieusement ici, pour la première fois, grade par grade, les rites de réception et d’ordination des élus coëns, à partir des documents originaux qui nous sont parvenus. il ouvre ainsi un à un les sept «sceaux» que représentent les sept classes de l’Ordre, en décrivant dans le détail le cheminement initiatique des élus coëns. Historien de l’ésotérisme et des sociétés initiatiques, Serge Caillet est l’auteur de nombreuses études sur le rosicrucianisme, la franc-maçonnerie égyptienne et le martinisme. Il dirige également l’Institut Eléazar, qui dispense des cours par correspondance consacrés à l’étude de la doctrine de Martines de Pasqually.
Bien sûr vous trouverez un choix de livres beaucoup plus important sur notre site : La Table d’Hermès.
Bonnes vacances et bonnes lectures.

LIVRES D’ETE II

23 juin 2011

Voici de nouveau quelques livres pour vous aider à surmonter l’épreuve des vacances. Notre premier choix se porte sur le thème de l’initiation maçonnique :

L’Initiation Maçonnique, Pierre Audurau
Editions maison de Vie, 251 pages, 13 €

La démarche maçonnique forme des hommes et des femmes en quête de Vérité. Selon les Obédiences ou les Suprêmes Conseils auxquels ils appartiennent, leur recherche peut être métaphysique ou sociale. Mais, pour tout Franc-Maçon, elle est toujours simultanément une démarche de recherche de sa propre vérité, de la connaissance et de l’amélioration de sa psyché. L’auteur, Franc-Maçon depuis plus de vingt ans, s’est passionné pour l’étude des ressorts invisibles qui oeuvrent au développement psychique et moral des individus. Ce livre sera lu avec profit par les Francs-Maçons, frères ou soeurs, qui pourront ainsi mettre en perspective leur démarche initiatique et leur évolution intellectuelle, morale, psychologique et spirituelle. Ce livre s’adresse aussi au profane qui souhaite comprendre comment la recherche personnelle maçonnique contribue à l’individuation (au sens que lui donne Carl Gustav Jung) de celui ou de celle qui la pratique. Il devrait lui permettre de décider s’il est opportun pour lui (ou pour elle) d’aller frapper à la porte du Temple.
Vous pourrez vous procurez cet ouvrage soit  à la Librairie La Table d’Hermès, soit sur son site internet : L’Initiation maçonnique.

Le second ouvrage concerne la rédaction des travaux :
L’Art de la Planche, de Jacques Fontaine et de Jissey
Editions Detrad, 125 pages, 23 e

Pour ne plus noyer son auditoire.

Ce livre-outil répond à la question : Comment captiver un auditoire maçonnique ? Une bonne planche devrait présenter de bonnes idées. Nous en possédons tous, mais comment les classer ?
Faut-il faire un plan ? Pourquoi parler de ce sujet ? Faut-il parler de tout ou choisir un angle ? Dans un concept original, les auteurs décrivent ici, une méthode éprouvée en pratique lors des conférences qu’ils réalisent au sein même des loges.
L’ouvrage de Jacques Fontaine et du dessinateur Jissey, alliant le sérieux au sourire, rappelle le « sucré-salé » des recettes orientales. Composé de 14 chapitres concis, dans un style clair, il aborde les éléments essentiels à la réalisation d’une planche personnelle, structurée et captivante. De quoi vaincre tous les syndromes de la page blanche !
Chef d’œuvre opératif, passionnante et réussie à la fois.

Vous pourrez vous procurez cet ouvrage soit  à la Librairie La Table d’Hermès, soit sur son site internet : l’Art de la Planche.

….

Et le troisième ouvrage, pour aujourd’hui, est une des bases de la démarche maçonnique : le grade d’Apprenti.
La Franc-Maçonnereie clarifiée pour ses initiés : l’Apprenti, Irène Mainguy
Editions Dervy, 278 pages, 19 €
La franc-maçonnerie propose à celui qui s’y intéresse un vaste domaine de recherches et de connaissances qui sont d’un grand enrichissement intellectuel et spirituel. Voici que plus de 110 ans se sont écoulés depuis la première parution du livre d’Oswald Wirth, La franc-maçonnerie rendue intelligible à ses adeptes. Ce livre, premier du genre, fut très novateur pour l’époque, tant par la nature même de son contenu que par les apports très originaux, qui ont fait son succès. Toutefois, de nos jours, il est souvent perçu comme confus et dépassé.
Après avoir modernisé avec succès, La Symbolique maçonnique de Jules Boucher, Irène Mainguy propose ici une version renouvelée du manuel d’apprenti d’Oswald Wirth, prenant en compte les plus récentes publications. Après une présentation historique cohérente, remaniée et clarifiée, accompagnée des textes de référence, elle présente les principaux rites pratiqués en France et développe les points essentiels de l’initiation maçonnique. Tout nouveau franc-maçon pourra y trouver des réponses fiables au cours de son apprentissage, en découvrant cette version réellement adaptée aux exigences et aux besoins de notre époque.

Irène Mainguy est bibliothécaire-documentaliste, diplômée d’Etat, responsable de la Bibliothèque maçonnique du Grand Orient de France à Paris. Elle est vice-présidente de la Société Française d’Etudes et de Recherche sur l’Ecossisme (SFERE).

Vous pourrez vous procurez cet ouvrage soit  à la Librairie La Table d’Hermès, soit sur son site internet : la Franc-Maçonnerie clarifiée pour ses initiés.
En vous souhaitant une bonne lecture et un bon travail….
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