LIVRES D’ETE IV
Quelques livres pour mieux vous faire pénétrer dans la pensée du théurge le plus marquant du XVIIIe siècle : Martines de Pasqually. Il laissera une empreinte considérable sur toutes les sociétés initiatiques, qu’elles soient maçonniques ou martinistes.
Voici donc un choix de trois ouvrages. le premier est le Traité de la réintégration… œuvre majeure de Mertinès de Pasqually, « corrigé » par un de ses disciples les plus connus : Louis-Claude de saint-Martin dit le Philosophe Inconnu.
Traité sur la réintégration des êtres…
Editions Diffusion Rosicrucienne, 21.50 €
Le titre exact est : Traité sur la réintégration des êtres dans leur première propriété, vertu et puissance spirituelle divine.
Importante préface de Robert Amadou, qui nous retrace l’itinéraire spirituelle de cette « doctrine » théurgique.
L’auteur présente sa conception de l’origine de la création universelle. Il traite d’une manière particulière de la chute des premiers êtres spirituels et de celle de l’homme. De ces différentes chutes résulte la nécessite d’un retour, d’une réintégration dans le Divin. Ce traité nous guide pour mieux comprendre les rapports entre l’homme, Dieu et et l’univers. Contient le schéma du Tableau Universel.
Il s’agit de la Première édition authentique d’après le manuscrit de Louis-Claude de Saint-Martin étabblie et présentée par Robert Amadou.
Les élus coëns et le Régime Ecossais Rectifié. Jean-Marc Vivenza
Editions le Mercure Dauphinois, 21,50 €
De l’influence de la doctrine de Martinès de Pasqually sur Jean-Baptiste Willermoz.
L’évidente présence des sources provenant de l’Ordre des Élus Coëns au sein du Régime Écossais Rectifié est l’un des points les plus intéressants qui soient, nous faisant découvrir l’origine véritable du système initiatique fondé par Jean-Baptiste Willermoz (1730-1824), qui joua un rôle fondamental au sein de la franc-maçonnerie au XVIIIe siècle.
Pourtant deux attitudes erronées se rencontrent de manière régulière à propos de cette question des sources willermoziennes : l’une consistant à considérer le Régime Écossais Rectifié comme une simple reproduction, bien que privée de sa partie théurgique, de l’Ordre des Chevaliers Maçons Élus Coëns de l’Univers, l’autre visant à ne reconnaître aucun lien ni rapport entre le système de Willermoz et les enseignements dispensés par Martinès de Pasqually.
Il convenait donc de rappeler combien ces deux conceptions sont inexactes, dans la mesure où le Régime Écossais Rectifié, s’il est aujourd’hui entièrement redevable aux bases symboliques et théoriques de la doctrine de la Réintégration – qui échappèrent par miracle à la corruption du temps – a néanmoins «opéré» une christianisation importante de cette doctrine aboutissant à un Rite maçonnique original, à la fois dépositaire du trésor spirituel des élus coëns, mais également libéré de ses méthodes en raison de son insistance sur ce que signifie, comme radical bouleversement, le passage de l’Ancienne à la Nouvelle Alliance.
On comprend ainsi, aisément, pourquoi il était utile que soit enfin proposée une analyse sérieuse sur ce sujet, capable de répondre véritablement aux diverses réflexions qu’elle fait surgir, nous faisant découvrir qu’il y a bien un secret partagé entre le Régime Écossais Rectifié et les disciples de Martinès de Pasqually, puisque l’objectif fixé par Willermoz à son Ordre « est d’atteindre, à sa manière, le but fixé à l’Ordre des Élus Coëns ».
Les Sept Sceaux des élus coëns. Serge Caillet
Editions le Mercure Dauphinois, 21,50 €

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