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LIVRES D’ETE I

Afin de profiter au mieux de vos congés, qu’il soit plages, randonnées, acrobates ou farniente, nous allons vous proposer quelques livres concernant différents domaines.

Nous commençons cette série par des ouvrages touchant le Martiniste. Ordre initiatique mixte, fondé par le Docteur Gérard Encausse, de son hiéronyme : Papus. On dit de lui qu’il fut le Balzac de l’ésotérisme tans il écrivit de livres touchant tous les domaines de l’ésotérisme, du tarot et de l’astrologie.

Nous commencerons cette série par l’ouvrage de référence. Ouvrage trop longtemps épuisé et qui a été enfin réédité :

Le Martinisme, Histoire et Doctrine de Robert Ambelain.

Suivi de : « Le Martinisme contemporain et ses véritables origines. »

Edition en fac-similé de deux ouvrages introuvables et incontournables dans la démarche initiatique et ésotérique menée par Robert Ambelain, Aurifer.

Epuisés depuis longtemps, devenus très rares et recherchés des amateurs, Le Martinisme, histoire et doctrine, au surtitre de “Franc-Maçonnerie Occulte et Mystique (1643-1943)”, publié en 1946, et Le Martinisme contemporain et ses véritables origines, paru en 1948, ont non seulement largement contribué à faire connaître le martinisme moderne mais également Martines de Pasqually, Jean-Baptiste Willermoz et l’Ordre des élus coëns.

Ces deux ouvrages de Robert Ambelain (1907-1997), réédités ici en un seul volume, invitent avant tout le lecteur à une approche historiosophique de l’histoire. Ils portent aussi témoignage d’une aventure hors du commun où s’illustrèrent, sous l’Occupation, l’auteur et ses frères de clandestinité. Dans une préface extrêmement documentée, Serge Caillet rappelle les circonstances et la naissance de ces deux études en soulignant l’apport de Robert Ambelain au martinisme contemporain.

Le second ouvrage est une réédition qui a été très attendue et qui reste très recherchée.

 

Le Rituel de l’Ordre Martiniste, dréssé par Teder, écrit par Blitz.

 

Papus (Docteur Gérard Encausse, 1865-1916) toujours partisan de concrétiser sous forme de société initiatique ce qui risquait de disparaître ou de se perdre, résolut de créer l’Ordre Martiniste en 1887. Le rituel martiniste, dit de Téder, que Les Editions de la Tarente publient aujourd’hui, fut celui adopté par l’ordre martiniste en 1913. Il fut imprimé à un très petit nombre d’exemplaires et réservé aux membres de l’Ordre.  Il remplacera, avec le rituel de Sémélas1 celui mis en place et pratiqué par Papus et ceux qui l’accompagnèrent dans la grande aventure du monde de l’occultisme en cette fin du 19e siècle.   Cet Ordre se présentait comme un ordre chrétien, et christique, prônant un enseignement initiatique de la Voie interne, prônée par Louis-Claude de Saint-Martin (le philosophe inconnu, 1743-1803), et avant lui par le Maître cordonnier Jacob Boehme (1575-1624).  Cette voie que Papus nommera Voie Cardiaque tient compte d’une vision de l’action du Verbe créateur sur tous les plans, et de la pratique de la Charité.
L’Ordre Martiniste eut un succès foudroyant, dépassant largement le cadre européen, grâce à l’activité menée sans relâche par le « Balzac de l’occultisme ». La qualité indéniable des enseignements de l’Ordre et les personnalités variées qui y adhérèrent, n’échappa point aux maçons sincères ; ils savaient la valeur de ce qu’avait enseigné le Philosophe Inconnu et que ce dernier tenait de son maître Dom Martines de Pasqually (1710 ?-1774). Papus, qui se qualifiait de « maçon spiritualiste », pouvait compter sur le soutien de frères particulièrement appréciés dans leur obédience comme dans leur loge. Ainsi en était-il de Charles-Henri Détré (1855-1918) dont le nomen mysticum en Martinisme était Téder, qui passa de nombreuses années en Angleterre tout en faisant partie de l’Ordre Martiniste, dont il fut un des représentants actifs pour ce pays.2  C’est sous la direction du Suprême Conseil de l’Ordre et de son Grand-maître Papus, que fut dressé par Téder le 3 Août 1913 à Paris, ce nouveau rituel3 sous un aspect maçonnique. A la mort de Papus, c’est à lui qu’échut la direction de l’Ordre. Pensa-t-il en maçon avisé que ce dernier risquait de perdre de son influence après le décès de son vénérable représentant ?4 Sans doute espérait-il pouvoir continuer dans ce cadre, une percée plus importante dans la Maçonnerie et celle des Hauts Grades notamment. Il savait combien dans le passé de nombreux dépôts, difficilement gérables par leurs détenteurs virent ces derniers faire le choix de tout reverser dans le tronc commun maçonnique ; l’un des rôles de la Franc-maçonnerie, toujours assumé et jamais contesté fut bien de « rassembler ce qui est épars… ».
Peut-être que le rapprochement de son église gnostique universelle avec l’ordre Martiniste en 1911, conféra à Jean (Joanny) Bricaud (1881-1934), une légitimité pour succéder à Téder en 1918 à la mort de ce dernier. Mais Bricaud sera contesté et ne pourra jamais apporter les preuves légitimant son héritage.  Quoiqu’il en soit, suivant et continuant la voie tracée par Téder, Bricaud réservera désormais l’Ordre Martiniste aux francs-maçons en refusant les candidatures féminines.  Il associera l’Ordre Martiniste et l’Eglise Gnostique au rite de Memphis-Misraïm , ce dernier deviendra de fait l’antichambre de ces deux structures.5 En 1934, le passage à l’Orient éternel de Bricaud permet à Constant Chevillon (1880-1944) de prendre en main les destinées de l’Ordre. Parallèlement en 1931, des survivants du Suprême Conseil de l’Ordre martiniste de Papus, réunis autour d’Augustin Chaboseau, fondent l’Ordre martiniste traditionnel, dont Chaboseau est élu Grand-maître. Ce dernier démissionne (1932) et est remplacé par Victor Emile Michelet (1861-1938), à qui il succédera à sa mort. Après ces quelques points historiques et pour conclure, il est utile de noter que ce rituel très maçonnisant présente de nombreux  points intéressants et, que passé désormais « dans les Archives et la mémoire de l’Ordre », il mérite qu’on s’y attarde ne serait-ce que pour le souvenir de celui qui fut ami et compagnon de route de Papus et tout à la fois sincère et dévoué Frère Martiniste, bon Frère Maçon, en Vérité « Homme de Bonne Volonté et de Bonnes Mœurs ».
P.A. Novembre 2009

1 – Approuvé par Papus dès 1912 et très différent de celui de Téder. 2 – Pour plus d’informations sur Téder voir l’ouvrage de Serge Caillet : La Franc-Maçonnerie égyptienne de Memphis-Misraïm. Editions Dervy 2003. 3 – C’est en réalité le rituel établi par le Dr Edouard Blitz, aux Etats-Unis. Téder l’a tout au plus adapté, mais comme Blitz était fâché avec Papus depuis plusieurs années, il ne pouvait pas apparaître officiellement comme l’auteur. 4 – C’est notons le, souvent le cas lorsqu’un personnage de stature exceptionnelle au sein d’une société initiatique disparaît et qu’il s’avère difficile de le remplacer. 5 – Cette confusion des genres sera en grande partie la cause de la mise en péril du Rite, en France, par l’éclatement de la Grande Loge Française de Memphis-Misraïm au milieu des années 1990.  6 – En 1938, Augustin Chaboseau délivrera une patente de l’Ordre Martiniste Traditionnel pour les USA à  Ralph M. Lewis (1904-1987), « Imperator » de l’AMORC.

Enfin la réédition de cet ouvrage tant attendu pour la compréhension du fait Martiniste. Il reste un ouvrage essentiel pour la compréhension du martinisme et de son histoire.

Tirage limité à 300 exemplaires.

Vous pourrez vous le procurez sur le Site de la Table d’Hermès.

 

 

 

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