Archives du mois : avril 2010

Rencontres Martinistes du Samedi 13 Mars 2010

21 avril 2010

Vous pourrez voir quelques extraits des Premières Rencontres Martinistes organisées, au Pradet, par la Librairie La Table d’Hermès et l’Association Savante Amicale.

Nous devons ces extraits à notre ami Franck de Baglis.tv. L’ensemble de ces Rencontres vont être à disposition sur son site. Les Actes des Rencontres seront eux disponibles début Septembre.

MARTINISME ET FRANC-MAÇONNERIE

Ces extraits sont hébergés sur YouTube et Dailymotion.


Martinisme et Franc-Maçonnerie, un flirt à la Belle Epoque ?

Martinistes ou Francs-Maçons, quel travail à l’aube du XXIe siècle ?


La Rose-Croix fut-elle le Martinisme du XVIIIe siècle ?


Y-a-t-il eut « martinisation » de la Franc-Maçonnerie ou inversement ?


Joseph de Maistre et la Franc-Maçonnerie.

La Franc-Maçonnerie en France en 1890.


Papus, Gérard Encausse, « créateur » et « propagateur » du Martinisme.


Le Martinisme, peut-il comme la Franc-Maçonnerie, s’établir en « obédience » ?


Franc-Maçonnerie et Martinisme, PACS ou divorce ?

L’ensemble de ces conférences sera prochainement disponible sur le site www.baglis.tv.

Les Actes de ces Premières Rencontres Martinistes devraient être disponibles en Septembre à la Librairie La Table d’Hermès.

Les Cahiers Verts N°4

21 avril 2010

LES CAHIERS VERTS N°4

Après un embargo de 30 jours dû à la publication dans le numéro 4 des Cahiers Verts du discours prononcé le 26 septembre 2009 par le nouveau Grand Maître du Grand Prieuré des Gaules, votre revue préférée disponible auprès de la librairie la Table d’Hermès.

Le sommaire que nous vous proposons pour cette année couvre les contributions suivantes :

  • Discours du Grand Maître à la Saint-Michel 2009 par Bruno in Ordine Eques ab Ardenti Corde
  • Synthèse des travaux de la Loge Nationale d’Instruction (2008) par Bruno in Ordine Eques ab Ardenti Corde
  • Dossier : « Le Haut et Saint Ordre » par Georgius in Ordine Eques a Valle Sancta & Dominicus in Ordine Eques a Rosis Vitae
  • Le travail du maçon par Alanus in Ordine Eques a Vivida Fidelitate pour « Le Centre des Amis »
  • In memoriam Michel Dorin par Johannes in Ordine Eques a Tribus Liliis
  • In memoriam François Dercaine
  • La Science initiatique de l’homme par Jean-Marc Vivenza
  • De la table d’attente au tracé des armes par Michel in Ordine Eques a Pulchritudine Interiore
  • Le cercle et le carré par Michel Dorin
  • Jéhovah par Edgar Abela
  • René Guénon et la Provence – Correspondance inédite avec son ami Tony Grangier,  mise au jour et présenté par Michel Chazottes.

« Tout est Conscience », nouvelle parution de Jean-Marc Vivenza.

21 avril 2010

Nous empruntons au site de Jean-Marc Vivenza site la présentation de son nouvel ouvrage.


L’école Yogâcâra ou Cittamâtra, c’est-à-dire la voie de « l’esprit-seul », ou encore du « rien que l’esprit », fondée par Asanga et Vasubandhu, l’une des principales écoles philosophiques bouddhistes, présente à l’observation immédiate le paradoxe assez étrange d’être, sans aucun doute, l’un des courants les plus féconds et des plus influents, et ce depuis des siècles, au sein du bouddhisme Mahâyâna, tout en étant également l’un des plus méconnus et des moins compris, alors même qu’il occupe une place majeure et fondamentale du point de vue doctrinal, place qu’il est aisé de déceler lorsqu’on examine attentivement les diverses positions défendues par les maîtres de la transmission.

C’est pourquoi, à l’évidence, l’étude des éléments théoriques de cette école originale apparaît, à juste titre, comme nécessaire et indispensable à une parfaite connaissance de ce qui préside à l’énoncé des grandes vérités qui nous sont proposées par la tradition du « Grand Véhicule », et l’on pourrait même dire, sans crainte d’exagération, à une compréhension réelle des bases essentielles de l’Enseignement délivré originellement par le Bouddha lui-même.

Les grands penseurs Yogâcâra, dont Asanga et son frère Vasubandhu, à la fin du IVe siècle, sont les représentants emblématiques de par leur rôle fondateur et leur place théorique déterminante, n’hésiteront pas à entraîner dans la logique de cette inexistence, prononcée à l’encontre du monde extérieur qui, de par sa radicale contingence est soumis au changement et à la corruption, toute la visibilité habituelle qui nous fait conférer une authenticité à ce qui n’est, au fond, qu’un ensemble de représentations mentales plus ou moins élaborées, auxquelles nous prêtons, par l’effet d’une fausse impression, une fallacieuse identité. Tout ce à quoi nous sommes attachés, tout ce qui pour nous est doté d’existence, chargé de vérité et de sens, ne relève, pour Asanga et Vasubandhu, que d’une trompeuse construction arbitraire de l’esprit nous enchaînant tragiquement, dans un attachement aux conséquences redoutables et aux effets pervers dont on ne perçoit pas, le plus souvent, le caractère aliénant, à un rêve qui, il faut bien l’avouer, n’est en général, qu’un triste cauchemar.

*

Nous vivons donc, pendant le cours de nos brèves existences, si nous suivons attentivement le raisonnement des docteurs Yogâcâra, dans une sorte de théâtre, de monde virtuel ou spéculaire, construit suivant des schémas mentaux, des modélisations arbitraires, qui nous rivent malheureusement, de par la capacité attractive de l’attachement et du désir, ainsi que de la force répulsive de la crainte et de la peur, à de véritables fantômes, à des ombres passagères dont nous subissons constamment la dure et inflexible loi dominatrice.

Les maîtres Yogâcâra, pendant plusieurs siècles, pousseront toujours plus avant leurs investigations en direction des nécessités qui président à l’émergence des phénomènes qui constituent la réalité empirique commune, et élaboreront une réflexion originale qui, parfois, déroutera, mais dont il nous faut bien admettre qu’elle se caractérise et se singularise par un surprenant sens de l’analyse, aboutissant à une doctrine d’une incontestable subtilité.

Les germes contenus dans le savoir des docteurs Yogâcâra, génèreront une féconde postérité de par l’écho qu’ils recevront au sein des diverses branches du Mahâyâna, et iront même jusqu’à pénétrer la métaphysique du Trika, courant védantique fondé sur la théorie de la reconnaissance (Pratyabhijnâ) de ce qui est nécessaire à la délivrance, plus connu sous le nom de Shivaïsme du Cachemire, dont le célèbre représentant n’est autre qu’Abhinavagupta, dont on sait qu’il se distinguera en se faisant l’ardent défenseur, au Xe siècle en Inde du Nord, du monisme radical.

*

Mais on sera surpris de constater qu’en Occident, la doctrine Yogâcâra se retrouve dans l’immatérialisme philosophique de George Berkeley (1685-1753), une apparente et surprenante parenté entre les thèses de Berkeley et l’enseignement de l’idéalisme Yogâcara, puisque Vasubandhu et Asanga, ont soutenu, dans un contexte religieux cettes bien différent, l’inexistence du monde extérieur, en expliquant que celui-ci n’est que le fruit de constructions mentales erronées qui nous font prendre pour concret ce qui n’est qu’une conséquence de l’activité de la pensée. De même pour Berkeley, nous vivons sans nous en rendre compte au sein d’un système abstrait de représentation, un mirage intellectuel trompeur auquel nous accordons une crédibilité aussi dérisoire que vaine, alors même que tout n’existe, si l’on peut dire puisque nous sommes absolument immergés dans un monde fantomatique totalement déréalisé et idéalisé, que dans la pensée [1].

Pour Berkeley, comme pour les maîtres Yogâcâra,

nous vivons sans nous en rendre compte

au sein d’un système abstrait de représentation (vinapati),

un mirage intellectuel trompeur auquel nous accordons une crédibilité

aussi dérisoire que vaine.

Le monde extérieur que nous affirmons être vrai, n’est que de l’esprit ; nous cherchons à atteindre une matérialité, qui nous semble dotée d’une certaine objectivité, et nous sommes paradoxalement confrontés, mis en présence d’un pur produit fantasmé de la conscience.

A ce titre, il existe bel et bien une sorte de commune intuition conceptuelle entre les enseignements de l’école Yogâcâra et les écrits de George Berkeley, ce qui est fort intéressant du point de vue théorique et doit nous conduire à examiner avec attention les thèses de l’immatérialisme, énoncées par les philosophies orientales et occidentales.

Tout est conscience, Albin Michel,
col. Spiritualités vivantes, février 2010, 254 p.

Note :

[1]. Berkeley était convaincu que les idées possèdent, fondamentalement, une autonomie singulière en tant qu’objets propres et immédiats de la conscience, manifestant dans leur expression une indépendance totale à l’égard de toute cause qui leur soit extérieure. Ceci l’amènera peu à peu à considérer qu’aucune réalité antérieure ne détermine formellement l’existence des idées, ces dernières pouvant se définir comme étant simplement : l’être-perçu sensible. Le concept fondateur du système de Berkeley peut se résumer à cette définition : « esse est percipi aut percipere » (l’être des objets est d’être perçu, celui des sujets, de percevoir), formule qu’il développera longuement dans un ouvrage fortement argumenté intitulé : Traité sur les principes de la connaissance humaine (1710). Les années passant, les certitudes de Berkeley se feront de plus en plus claires et arrêtées, l’amenant à une conclusion relativement radicale qui ne manquera pas de surprendre les philosophes de son temps, à une époque, paradoxalement, où l’on s’ouvrait à certains principes dans lesquels s’exprimaient, parfois sans ménagement, les éléments de la raison expérimentale. Refusant les attendus classiques acceptés généralement par le sens commun, Berkeley considérait que la conscience, dans son exercice rudimentaire, attribue par l’effet d’une tragique méprise, une autonomie, une imaginaire objectivité à ce qui n’est, tout bien considéré, qu’une pure irréalité formelle.

Eléments de Symbolique Martiniste

21 avril 2010


L’ouvrage : Eléménts de symbolique Martiniste est préfacé par Jean Iozia aux éditions Arqa de Marseille, 2009, 78 pages. Cette édition est numérotée. Le prix 12 €.

Les symboles traités portent sur l’initiation, le Temple et les symboles liés au martinisme : les décors de l’Associé, les signes de reconnaissance, mots et attouchements, l’ordre, le signe, la batterie, l’acclamation et les objets rituels.

Nous ne pouvons que recommander la lecture de cet ouvrage pour tous ceux qui s’intéressent au martinisme.

« Les livres que j’ai faits, n’ont eu pour but que d’engager les lecteurs à laisser là tous les livres,  sans en excepter les miens. »
Louis-Claude de Saint-Martin

« Si aujourd’hui les études abouties et les essais érudits sur le martinisme et le martinézisme sont courants, nous manquons paradoxalement d’ouvrages introductifs. Ce livre est donc le bienvenu, il pourra être utilement confié à toute personne ignorante du martinisme qui désirerait le découvrir. Le texte signé B. de M. traite du symbolisme martiniste. Il est complété par une longue préface de Jean Iozia qui rappelle l’historique du martinisme depuis Saint-Martin et Martines de Pasqually comme la genèse de l’ordre martiniste au beau milieu de l’occultisme agité de la Belle Époque. »
Rémi Boyer

« Éléments de symbolique Martiniste » est un court texte tapuscrit, parvenu jusqu’à nous selon les voies de la Tradition. Présenté ici dans son intégralité, il a été très légèrement revu à fin d’édition. Certaines parties, annotées en regard, effacées ou altérées, ont été rajoutées à nouveau ou corrigées, pour en conserver le meilleur de l’esprit. Ces quelques éléments nécessaires, révisés, qui n’altèrent en rien la lecture du cherchant, n’ont pour seul but que de respecter une meilleure cohérence textuelle.

Son auteur, anonyme, qui a rédigé il y a près d’un demi siècle cet exorde, appartenait sans conteste à un groupe martiniste, nous en avons retrouvé le nom : « groupe saint Jean ».

Dans la même veine que La symbolique de la Lettre G, d’Édouard de Ribaucourt, publiée en 1907, et rééditée par les éditions Arqa en 2004, nous présentons aujourd’hui dans cette nouvelle édition cette étude écrite en 1961, qui fut sans doute utilisée à son origine comme une communication à but initiatique, lors d’une tenue martiniste. Cette nouvelle édition est enrichie d’une préface de Jean Iozia

Vous pourrez trouver cet ouvrage sur notre site : La Table d’Hermès.