Marie-Lise LABONTE à La Londe

13 juin 2013

A ne pas manquer :

 

Conférence Exceptionnelle

Reportée au Mercredi 2 Octobre

 

Marie Lise Labonté

LA DIFFERENCE ENTRE

SE SOIGNER ET SE GUERIR

LABONTE

 

Accompagnée au Piano par

 

Isabelle Boillet

 

 Mercredi 2 Octobre 2013 à 20h30
Salle des Fêtes Yann Piat
83250 La Londe Les Maures

 

 Organisé par l’Association Art’Peggione
Réservation au : 0621 801 416

 Entrée : 13,00 €.

La conférence du Mercredi 12 Juin a été reportée au
Mercredi 2 Octobre.
En raison du mouvement de grève ces contrôleurs aériens, Marie-Lise Labonté a été bloquée sur Paris.

L’association Art’Peggione et la Table d’Hermès
vous prient d’accepter toutes leurs excuses.

 

ATTENTION NOMBRE DE PLACES LIMITE

 

La Librairie La Table d’Hermès, de Toulon, sera présente et vous proposera un grand choix de livres de Marie Lise Labonté.

 

La Table d’Hermès
55 cours Lafayette
83000 Toulon
T. 0494 920 939

 

Salon du Livre Maçonnique et Philosophique – Cannes

10 mai 2013

Salon du Livre Maçonnique et Philosophique

1er et 2 juin 2013

Hôtel Novotel Monfleury, Cannes

Organisé par le Cercle Azurea

Salon_Livre_Maçonnique_Cannes

Sous la présidence de Laurence Vanin-Verna

Entrée et Conférences gratuites.

Pour tout renseignement vous pouvez contacter : www.cannes-cercle-azurea.org

 

La Franc-Maçonnerie dans le bassin Méditerranéen

29 avril 2013

Organisé par la

GRANDE LOGE
FEMININE DE MEMPHIS-MISRAIM

organise un colloque public sur le thème :

 La Franc-Maçonnerie

dans le bassin méditerranéen :

Quel avenir ?

Samedi 11 mai 2013

 PALAIS DU PHARO
58 Bd Charles Livon, 13007 Marseille

 

9h00 : Accueil des Participants

 10h00 : Ouverture du Colloque

Modérateur de la journée :Franck Fregosi
Directeur de recherche au CNRS.

 10h30 : Table ronde
La Franc-Maçonnerie dans le bassin méditerranéen : quel avenir et quel avenir aussi pour les femmes ?

14h30 : Conférence 1, par Thierry Millet
La Franc-Maçonnerie au Proche Orient, le Liban et la Syrie au XIXe et XXe siècle.
Chercheur à L’Institut de recherches et d’études sur le Monde arabe et musulman (IREMAM), spécialisé dans les sciences sociales et humaines – Université de Provence – Aix – Marseille.

15h00 : Conférence 2, animée par Thierry Zarcone
Lectures musulmanes de la Franc-Maçonnerie en Turquie et dans les Balkans.
Directeur de recherches au CNRS Groupe Sociétés, Religions, Laïcités – CNRS UMR 8582 -École Pratique des Hautes Études – Sorbonne.

16h30 : Conférence 3, animée par Pierre-Yves Beaurepaire et Jean-Marie Mercier
Des débuts de la franc-maçonnerie à Marseille, au rayonnement méditerranéen de la Saint Jean d’Écosse.
Pierre-Yves Beaurepaire, Professeur d’histoire moderne à l’Université de Nice Sophia-Antipolis. Membre de l’Institut Universitaire de France. Coordinateur du programme de l’Agence Nationale de la Recherche CITERE -Président d’honneur de SFERE
Jean-Marie Mercier, Spécialiste de l’histoire culturelle et littéraire de la franc-maçonnerie, chercheur au Centre de laMéditerranée Moderne et Contemporaine (EA 1193), laboratoire de recherches implanté à l’Université de Nice-Sophia Antipolis. Il travaille surles réseaux de diffusion et la circulation du livre maçonnique dans l’Europe du XVIIIe siècle.

17h00 : Conférence 4, animée par Serge Caillet
Misraïm à l’Orient de Marseille : une page inédite de l’histoire du rite égyptien au XIXe siècle.
Historien et chercheur. Auteur de plusieurs études de référence sur la Franc-Maçonnerie Égyptienne.

17h30 : Conférence 5, animée par David Bisson
René Guénon, les structures initiatiques européennes et l’Islam soufi en Méditerranée.
Docteur en sciences politiques et historien des idées, chercheur associé à l’Institut du Droit Public et de la Science Politique (IDPSP; Équipe d’Accueil n° 4640) de l’Université Rennes 1, chargé de cours à l’Institut Catholique de Renne.
19h00 : Fermeture du Colloque.

20h00 : DINER DE GALA,
dans les salons Eugénie (sur inscription)


Pour tous renseignements contacter :
Grande Loge Féminine de Memphis-Misraïm au :
T. 33(0)6 03 35 73 19

 

 

Jean-Marc Vivenza

26 mars 2013

LE REGIME ECOSSAIS RECTIFIE

ET

LA DOCTRINE DE LA REINTEGRATION

Séminaire de Jean-Marc Vivenza

Samedi 27 Avril, de 9h30 à 17h30,

 

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Organisé par la Loge d’Etude et de Recherches  Prunelle de Lière , a Tribus Oculis du Directoire National Rectifié de France (D.N.R.F.).

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Ce séminaire est ouvert à tous,
Frères, Soeurs et Profanes, il se tiendra au

Club Provence
Temple de La Garde
64 rue Cugnot
83130 La Garde

Participation : 40 €, comprenant le déjeuner.
Attention nombre de places limité.
Réservations obligatoires.

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Pour tout renseignement appeler :
Antoine à La Table d’Hermès au
T. 0494 920 939 (de 9h45 à 12h30 et de 14h30 à 18h15) ou
sur le mail : tribus.oculis@gmail.com

Le Martinisme

13 mars 2013

LE MARTINISME

Par Antoine PALFROY

Pantacle OMI 01

Le Mercredi 20 Mars, 19h30

 

Diner – Conférence ouvert à tous

Organisé par

La Loge Bartholdi N°500

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 Loge de Recherches -

Cercle Villard de Honnecourt des Provinces

Diner-Conférence ouvert à tous : Frères – Sœurs – Profanes

Prix du repas : 20 €

Temple de La Garde
64 rue Cugnot
83130 La Garde

 

ACTES DES RENCONTRES FRANC-MAÇONNERIE ET MARTINISME – 2010

11 février 2013

Ces rencontres traitent de deux voies traditionnelles occidentales, la Franc-maçonnerie et le Martinisme, de leurs relations parfois amoureuses, parfois conflictuelles.

actes_martinisme_franc-maconnerie-azEn vente en souscription sur le site de la Table d’Hermès ou à la Librairie au prix de 23,75 € au lieu de 24.50 €

Il est des jours particuliers et sensibles et ce 13 mars 2010 en est un !
13 mars, la proximité de dates est rare et troublante, est-ce un « hasard » dû à la providence ? Ces rencontres se placent sous le double patronage bien illustre de Robert Amadou, i.O. ab Aegyptus, Ignifer et de Victor Blanchard, Yésir. Tous deux, entre autres, Francs-Maçons et Martinistes.

Nous sommes à la veille du jour anniversaire de leur départ vers… l’Orient Eternel, lieu où la lumière qui ne s’éteint pas les aura accueillis en son sein. En effet, le 14 mars 1953 voyait s’éteindre Victor Blanchard ainsi que le 14 mars 2006 celui de Robert Amadou…
Nous avons souhaité conserver la spontanéité du contact entre le conférencier et son public, le style est naturellement celui de « l’oralité ».

Enfin, nous souhaitons qu’au travers la lecture de ces actes « tout être créé reçoive un rayon de la divine substance.

Enfin l’édition tant attendue des Actes des Rencontres de 2011. Toutes les commandes passées lors des Rencontres seront livrées dès parution.

Cette édition est augmentée de l’intégralité des interventions filmée par Baglis-TV de notre ami Franck Agier. Deux DVD seront inclus dans ce livre.

 Tirage limité et numéroté.

Jean-Marc Vivenza

12 janvier 2013

L’Association du Centre d’Etude et de Recherche Willermoz organise une conférence le

Vendredi 25 janvier

UNIVERSALITE ET INTEMPORALITE DE LA PENSEE DE JEAN-BAPTISTE WILLERMOZ

Par Jean-Marc Vivenza

JM VIVENZA

Attention nombre de places limitée !

 

 

 

 

Conférence publique Serge Caillet et Xavier Cuvellier-Roy

10 novembre 2012

LE SAMEDI 15 DECEMBRE -19h00

 Suivie d’un dîner Fraternel
En collabroration avec les Editions Le Mercure Dauphinois
Au Temple de Saint Jean
 MPRP 164, Chemin de Saint Jean du Désert
13005 Marseille
Renseignements & Réservation
LE COLPORTEUR DU LIVRE
06 87 399 725 – troubadour13@gmail.com
Suite à la sortie de leur livre :
En vente sur le site de La Table d’Hermès ou à la librairie au prix de
17,50 € 16,62 €.
Voici un nouveau livre sur le Martinisme. Je laisserai la parole à Jacques Courtois (Site Réflexions sur Trois Points) pour le présenter.

Qu’est-ce que le martinisme ? Qui étaient Martinès de Pasqually, Louis-Claude de Saint-Martin (Le Philosophe Inconnu) et Jean-Baptiste Willermoz ? Quel fut leur enseignement et quelles étaient leurs écoles ? Qui sont leurs héritiers ? Qu’est-ce-que l’Ordre Martiniste fondé par Gérard Encausse (Papus) à la Belle Époque et quelles sont les sociétés initiatiques qui peuvent, aujourd’hui, se réclamer du martinisme ,
En se prêtant au jeu des questions de Xavier Cuvelier-Roy, au cours de six entretiens informels, Serge Caillet ouvre un à un les grands dossiers du martinisme : le siècle des Lumières, la Belle Époque de l’occultisme, les épigones de Papus, la clandestinité et l’après-guerre, les années 1960-1980, le martinisme à l’ère du Verseau. Chemin faisant, Serge Caillet et Xavier Cuvelier-Roy abordent aussi bien des thèmes connexes au martinisme, sous toutes ses formes, et nous invitent à rencontrer de nombreux personnages, ces « hommes de désir », qui ont fait l’histoire du martinisme depuis le XVIII° siècle.
Dans la seconde partie de l’ouvrage, les « annales martinistes des origines à nos jours » recensent les évènements clefs de l’histoire du martinisme. Enfin, un index bibliographique offre aux amateurs un outil de travail et une mine de références sans équivalent.
 » Si nous avons privilégié ce mode d’écriture (entretiens), c’est pour apporter à nos lecteurs un peu de fraîcheur et de novation, dans une sphère où le rigorisme indispensable a pour corollaire un aspect souvent monotone, voire ennuyeux qui conduit le lecteur à sauter des pages ou négliger des notes ou références qui l’accompagnent.Sur le ton de la conversation, nous nous sommes essayés à la maïeutique,empruntant parfois l’humour et l’ironie, écartant la polémique ou la prise de position tranchée ! Oui, nous espérons avoir fait oeuvre de vulgarisation, avec l’usage de mots simples, dans un environnement et des acteurs qui ne le sont pas ![...] Il n’était pas question de vouloir traiter de tout, au risque de n’être efficaces en rien. Il y a donc de grandes impasses, des absences de conclusions, des incertitudes, forcément des questions sans réponses. »
Serge Caillet étudie depuis 30 ans l’histoire de l’occultisme et des sociétés initiatiques, particulièrement les mouvements rosicruciens, les rites occultistes de la franc-maçonnerie et le martinisme. Dans le sillage de Robert Amadou, il a publié une dizaine d’ouvrages, dont Les Sept sceaux des élus cohens (2011) et a fondé en 1990 l’Institut Eléazar, où il dispense des cours consacrés à l’étude de la doctrine de Martinès de Pasqually et de Louis-Claude de Saint-Martin.
Xavier Cuvelier-Roy, Romancier, poète, chroniquer, à taillé sa pierre dans les plus nobles traditions du rosicrucianisme, du martinisme et de la franc-maçonnerie. Il a publié plusieurs romans, dont Sursum Corda (2003), tous adaptés au théâtre, collabore à plusieurs revues et à des sites internet de renom.

 

 

 

La Doctrine de la Réintégration des Etres

13 octobre 2012

Le nouveau livre de Jean-Marc Vivenza.

 

  Pour appréhender véritablement les enjeux de cette réflexion doctrinale importante s’il en est, il convient de clarifier deux points principaux relatifs à la sensibilité en effet « origéniste » qui fut partagée par Martinès de Pasqually (+ 1774), Louis-Claude de Saint-Martin (1743-1803) et Jean-Baptiste Willermoz (1730-1824), de sorte que nous puissions comprendre en quoi l’adhésion à leur doctrine représente, non une option du point de vue initiatique lorsqu’on est membre de ses voies, mais relève d’un enseignement spirituel auquel il est nécessaire d’adhérer, faute de quoi on se met soi-même en dehors des critères d’appartenance des Ordres dont le rôle est de préserver les éléments doctrinaux établis par leurs fondateurs.

  Ainsi les trois études que nous publions touchant à la doctrine de la matière telle que soutenue par Martinès, Saint-Martin et Willermoz, font apparaître des thèses audacieuses relevant du « mysticisme spéculatif », rendant évidentes des distances importantes avec l’enseignement des confessions chrétiennes, ce qui n’a rien de surprenant au regard des idées du courant illuministe qu’il nous faut considérer et admettre pour ce qu’il est, à savoir une voie initiatique extra ecclésiale possédant son originalité et ses sources propres. Ces études ont pour but de susciter une certaine réaction et provoquer chez le lecteur, en quelque sorte, une interrogation salutaire en forme de choc, puisque qu’une tendance se manifeste de façon de plus en plus insistante, en l’écrivant et le faisant savoir, visant à récuser les positions de l’illuminisme et à les désigner comme des déviances théologiques et des hérésies dualistes. Nous avons donc jugé qu’il était temps de réagir en exposant les fondements théoriques de ces courants relatifs à la doctrine de la réintégration, avant que n’advienne une incompréhension générale en forme de rejet à l’égard de la doctrine initiatique que véhicule les structures issues de la pensée martinésienne.

  • Titre :  La doctrine de la réintégration des êtres
  • Auteur : J-M.Vivenza
  • Prix: 31,00 € 29.45 €
  • Nb. pages: 232 pages
  • Edition : La Pierre Philosophale (2012).

Vous pouvez passer votre commande sur le site de La Table d’Hermès.

ATTENTION.

Ouvrage en tirage limité et numéroté.

 

Angéologie Saint-Martiniste de Jean-Marc Vivenza

19 juin 2012

IL EST ARRIVE CE MATIN

Un nouvel ouvrage de Jean-Marc Vivenza, aux éditions Arma Artis :

Louis-Claude de Saint-Martin et les Anges.
De la théurgie des élus coëns à
l’angélogie saint-martiniste.

Disponible au prix de 20,90 € à la librairie en ligne de La Table d’Hermès.

Voici la présentation que l’auteur en fait sur son site : Jean-Marc Vivenza.

Louis-Claude de Saint-Martin et les Anges.
De la théurgie des élus coëns à l’angélogie saint-martiniste 

Jean-Marc Vivenza 

  Aborder la question de la relation de Louis-Claude de Saint-Martin (1743-1803) aux anges, est l’une des plus intéressantes et passionnantes qui soient. En effet, la place des esprits angéliques au sein de la voie spirituelle et initiatique est fondamentale, de même que leur ministère, leur fonction et leur rôle. Cependant cette place et cet authentique « ministère » restent, en réalité, mal définis, imprécis. On imagine avoir quelques idées claires sur le sujet alors que les éléments effectifs touchant aux anges nous sont profondément méconnus, notamment pour tout ce que pensait le Philosophe Inconnu relativement aux êtres célestes, le plus généralement absolument et profondément ignoré.

 Saint-Martin qui fut dès le début de son chemin initiatique mis en contact avec les anges, se distingua par une analyse originale qui l’amena, non seulement à s’écarter rapidement des pratiques externes découvertes dans sa première initiation à Bordeaux qu’il qualifiait « de voie incomplète et dangereuse », mais de plus, et surtout, à proposer une réflexion absolument originale lui donnant d’exposer des vérités nouvelles qui enrichissent notablement tout ce qui s’était dit et affirmé jusqu’à lui au sujet des créatures célestes dans leur rapport à l’homme.

I. Du rejet des élus coëns à la nouvelle relation avec les esprits célestes

 Ainsi, non content de rompre avec les rites externes d’une théurgie issue de sources magiques impures, théurgie qu’il dénoncera avec une extraordinaire vigueur jugeant ses méthodes « imprudentes », « inutiles et pleines de dangers », la considérant non seulement comme totalement inefficace pour « opérer » la réconciliation de l’homme mais de plus pouvant même conduire directement l’âme qui s’y laisse entraîner dans les régions ténébreuses en l’asservissant aux puissances inférieures, Saint-Martin abandonnant les pratiques théurgiques, proposera une nouvelle angélologie et, par conséquence immédiate, un nouveau mode spirituel dans la relation de l’homme avec les esprits célestes [1].

   Saint-Martin jugeait que son « ancienne école »,
c’est-à-dire celle de Martinès de Pasqually,
était certes impuissante à guérir les maux de l’homme,
mais, pire encore, servait même à les augmenter !

  En effet, dans son analyse critique envers les pratiques des élus coëns, Saint-Martin ne ménagera pas ses reproches les plus sévères à l’égard d’une initiation qu’il désignait comme « prisonnière des formes », tristement dépendante des cérémonies extérieures, allant jusqu’à juger que son « ancienne école », c’est-à-dire celle enseignée par Martinès de Pasqually (+1774), certes était impuissante à guérir les maux dont souffre l’homme, mais pire encore, servait même à les augmenter : « Ces établissements (mon ancienne école ou à une autre) servent quelquefois à mitiger les maux de l’homme, plus souvent à les augmenter, et jamais à les guérir…. ceux qui y enseignent ne le font qu’en montrant des faits merveilleux ou en exigeant la soumission. » [2]

II. L’esprit « bon compagnon »

 C’est pourquoi, par delà sa critique des moyens grossiers employés par les élus coëns pour s’approcher du Ciel en voulant soumettre et contraindre les anges, Saint-Martin, qui avait perçu l’importance de ce sujet, se pencha avec attention sur la question des esprits angéliques dans plusieurs de ses ouvrages, et d’ailleurs, l’une de ses pensées les plus consolantes fut en rapport direct avec la présence à nos côtés de notre « ami fidèle », dit « esprit bon compagnon » avec lequel il est possible d’oeuvrer, puisqu’en effet, l’ange gardien sera assimilé à l’ami fidèle chez Saint-Martin, soit « l’ange bon compagnon », l’ange conseiller, le confident, le protecteur et le soutien, celui qui, par la douce présence qu’il maintient à nos côtés, est un gage de la purification de notre cœur. [3]

    Saint-Martin, s’écartant de la théurgie des élus coëns,
propose une nouvelle angélologie,
un nouveau mode spirituel
dans la relation de l’homme avec les esprits célestes.

 Mais si cette présence près de nous de l’esprit bon compagnon est un précieux viatique, une aide secourable, un guide important, une vérité néanmoins est souvent ignorée des lecteurs de Saint-Martin, vérité qui pourtant seule nous donne de comprendre ce qui constitue, tout à la fois l’originalité de la pensée du Philosophe Inconnu, ainsi que sa très grande différence d’avec l’enseignement de Martinès de Pasqually.

 C’est également l’un des points les moins compris de la conception de Saint-Martin, car elle renverse presque totalement, dans une certaine mesure, l’idée habituelle et courante que l’on se fait du rapport de l’homme aux anges puisque, et c’est là un élément essentiel, Saint-Martin nous révèle que l’ange bon compagnon, notre fidèle gardien, dépend entièrement de nous pour pouvoir éprouver les effets du soleil éternel, dépend de l’âme pour accéder à la vie divine dont il est éloigné en raison de son ministère auprès de l’humanité.

III. Ce n’est pas à l’homme de prier les anges

 De ce fait, ce qui poussait réellement Saint-Martin, qui en convaincra d’ailleurs peu après ses intimes, à s’éloigner des cérémonies théurgiques, c’est qu’en réalité les anges, qui sont de puissants secours en bien des affaires, ont besoin de nous dans l’unique objet de la quête initiatique, à savoir la connaissance de Dieu par la prière.

 Ce sur quoi insistait Saint-Martin, c’est que ce n’est pas à nous au fond de « prier » les anges de nous faire connaître Dieu, mais à eux de nous le demander car nous avons à les instruire puisque l’homme, par le Fils, peut aujourd’hui approcher le Père dans sa nature ; ceci expliquant pourquoi, ainsi que le rappellera magnifiquement saint Jean de la Croix (+1591), c’est dans l’âme de l’homme que Dieu a son séjour : « Dieu réside substantiellement en l’âme, dans ce sanctuaire où ni l’ange ni le démon ne peuvent pénétrer .» [4]

 « Les anges ne connaissent le Père que dans le Fils.
Ils ne le connaissent ni dans lui-même, ni dans la nature… »

 C’est exactement ce que dit admirablement Saint-Martin dans un passage du Ministère de l’homme-esprit : « Les anges ne connaissent le Père que dans le Fils. Ils ne le connaissent ni dans lui-même, ni dans la nature, qui, surtout depuis la première altération, est bien plus rapprochée du Père que du Fils, par la concentration qu’elle a éprouvée ; et ils ne peuvent le comprendre que dans la divine splendeur du Fils, lequel à son tour n’a son image que dans le cœur de l’homme, et ne l’a point dans la nature. Voilà pourquoi l’homme qui, lors de son origine dans l’univers, était lié principalement au Fils, ou à la source du développement universel, connaissait le Père à la fois et dans le Fils et dans la nature. Et voilà pourquoi les anges recherchent tant la compagnie de l’homme, puisque c’est lui qu’ils croient encore en état de leur faire connaître le Père dans la nature. »  Il poursuit :  « Ils [les anges] sont fondés à le croire, puisque c’est à nous que le Père s’est rendu visible, et que ses éternelles merveilles se sont montrées sous ce phénomène temporel qui constitue la nature périssable. Oh ; combien de choses profondes nous pourrions enseigner, même aux anges, si nous rentrions dans nos droits ! et il ne faudrait pas s’étonner de cette idée, puisque selon saint Paul (1.ere cor. ch. 6 : 3), nous devons juger les anges. Or, le pouvoir de les juger suppose le pouvoir de les instruire.» (L.-C. de Saint-Martin, Le Ministère de l’homme-esprit, 1802).

IV. C’est à l’homme de faire connaître Dieu aux anges

 Depuis la Révélation les anges souhaitent plonger leur regard
dans l’œuvre réparatrice et être instruits,
par  l’homme, des merveilles de l’Evangile.

 Si l’homme doit instruire les anges, il le doit en rendant accessible son cœur à la lumière divine, en l’ouvrant, pleinement, à l’œuvre purificatrice et transformatrice qui permettra que les esprits angéliques puissent connaître le Père, et ceci sera rendu possible en raison de la supériorité de notre esprit animique sur celui des anges.

 Cette idée n’a rien de choquante, car depuis la Révélation les anges souhaitent plonger leur regard dans l’œuvre réparatrice et être instruits, par  l’homme, des merveilles de l’Evangile et de la nature de la « grâce qui était destinée » à ceux qui ouvriraient leur cœur à la vérité.

 V. Les anges doivent passer par l’âme de l’homme, pour assister au « divin engendrement »

 La place de l’âme humaine est donc fondamentale à l’intérieur du plan divin, puisque par elle, et seulement par ce canal précis, les anges ont à passer pour pouvoir approcher des merveilles éternelles du Père manifestées dans la nature visible. Mais l’éminence de l’âme va plus loin encore, sa fonction dépasse en vertigineuse fonction bien plus qu’il ne se peut imaginer, car elle participe directement, et l’on touche ici aux plus grands des mystères ineffables qu’il soit possible d’envisager en ce monde, de l’engendrement divin, de la naissance suressentielle de Dieu.

 L’âme participe directement,
de l’engendrement divin,
de la naissance suressentielle de Dieu.

 L’âme, le fond de l’âme (abditus mentis) est le saint Tabernacle d’où la divinité s’engendre elle-même, dans le mystère secret du silence intérieur par lequel, dans une « opération » invisible, Dieu procède à la naissance de son Fils premier né : « Dieu opère dans l’âme sans aucun intermédiaire – image ou ressemblance – mais bien dans le fond, là où jamais ne pénétra aucune image que Lui-même, en son Être propre. Cela, aucune créature ne peut le faire. ‘‘Comment Dieu engendre-t-il son Fils dans le fond de l’âme ? est-ce de la même façon que font les créatures, en image et ressemblance ?’’ Croyez bien que non ! Tout au contraire : Il l’engendre exactement de la même manière qu’Il l’engendre dans l’éternité, ni plus ni moins. (….) C’est ainsi que Dieu le Père engendre son Fils : dans l’unité véritable de la nature divine.» [5]

 L’âme est donc dépositaire d’une essence unique et réellement sublime, essence comparable à absolument rien de ce qui est créé, au point de lui donner la possibilité de parvenir jusqu’à l’origine même d’où provient le premier commencement. Voilà pourquoi l’âme de l’homme est d’une immense dignité, elle relève d’un bien infiniment précieux d’une valeur incomparable, car elle est la pierre fondamentale d’où surgit en son « aurore naissante » la Divinité.

 VI. L’esprit du ministère, ou la véritable « religion » de l’homme

Nous percevons donc, par ces vives lumières projetées sur la mission extraordinaire qu’il incombe à l’homme seul d’exercer par la prière, et à cause de ce qui s’opère comme naissance dans son âme, la raison de sa supériorité sur les anges : «C’est ta prière qui devait elle-même appeler l’aube de la lumière et la faire briller sur ton oeuvre, afin qu’ensuite tu puisses du haut de cet orient céleste la verser sur les nations endormies dans leur inaction, et les arracher à leurs ténèbres. Ce n’est que par cette vigilance que ton édifice prendra son accroissement, et que ton âme pourra devenir semblable à l’une de ces douze perles qui doivent un jour servir de portes à la ville sainte. » (L.-C. de Saint-Martin, Le Nouvel Homme, § 8).

 Il revient à l’homme de servir de support,
de reflet lumineux à son Principe,
de devenir, par grâce,
le « principal ministre de la divinité ».

 C’est pourquoi, si l’homme est appelé à devenir le « principal ministre de la divinité », c’est que sa mission est d’une nature infiniment sublime, vertigineuse ; il lui revient, à cet homme malgré sa chute et ses nombreuses erreurs, mais lorsqu’il percevra et sentira que les conséquences de son crime furent réparées au Golgotha, de servir de support, de reflet lumineux à son Principe, puisque nous étions et restons destinés à devenir participant d’une œuvre extraordinaire en quoi consiste toute notre religion, nous avons été appelés à avoir une autorité sur les habitants de toutes les régions terrestres et célestes.

 On comprend de ce fait en quoi les mises en garde afin d’avertir que l’œuvre véritable se déroule loin des formes, loin des régions externes étrangères, fut pour Saint-Martin – et reste encore – un devoir pieux et nécessaire, de sorte que nous puissions laisser Dieu « opérer » seul en nous, agir et réaliser le culte et le sacrifice, exprimer la prière et faire entendre son Nom : « Car ce ne serait point abuser nos semblables, que de leur dire combien l’œuvre véritable de l’homme se passe loin de tous ces mouvements extérieurs. D’après les principes posés ci-dessus, nous sommes placés sous l’aspect de la divinité même, c’est-à-dire que nous reposons sur une racine vive qui doit opérer en nous toutes nos régulières végétations ; ainsi, qu’il y ait autour de nous, et même par nous, des faits extérieurs et hors du cours ordinaire de la nature, bien plus, qu’il y ait une nature et un monde, ou qu’il n’y en ait pas, notre œuvre doit toujours avoir son cours, puisque notre œuvre est que Dieu dans nous soit tout, et nous rien, et puisque, dans les faits mêmes impurs et légitimes qui peuvent s’opérer, ce ne sont pas les faits qui doivent s’apercevoir et mériter nos hommages, mais le Dieu seul qui les opère.» (L.-C. de Saint-Martin, Ecce Homo, § 4).

Conclusion : « les anges attendent le règne de l’homme »

En conclusion, et on le comprend aisément après tout ce qui vient d’être exposé, dans cette « opération » supérieure d’engendrement divin en l’âme, point n’est besoin d’utiliser des méthodes périphériques, des techniques complexes, des cérémonies inutiles, de s’adonner à des cultes stériles et dangereux [6] ; celui qui désire que le Verbe Divin naisse en lui, en son cœur, ne doit pas oublier qu’il est porté, entraîné, conduit et poussé par un puissant mouvement d’élection qui agit pour lui en sachant, avec une science céleste, « opérer » comme il convient : « Puisque c’est l’action même, pour ne pas dire la génération vive de l’ordre divin qui veut bien passer par [lui]. Montez dans l’assemblée des saints, adressez-vous à ces millions d’anges qui ont leur demeure dans la sphère des cieux. Ils répondront tous : oui, nous sommes sujets et serviteurs du Seigneur. Béni soit l’homme qui demande à l’univers un aveu aussi doux que légitime ! Qu’il ne se repose point sans avoir engagé tous les êtres à professer la gloire du Seigneur, et à célébrer la puissance de son nom ; et sans que tout ce qui existe se dise le sujet et le serviteur du Seigneur.» (L.-C. de Saint-Martin, L’Homme de désir, Chant 291).

 L’âme de l’homme lui octroie,
et bien plus encore depuis que cette âme
a été purifiée et lavée en justice par le Verbe,
une souveraineté vis-à-vis de tous les esprits célestes.

 Une conviction, propre à Saint-Martin certes mais certitude foncièrement liée à la nouvelle loi d’amour, doit donc nous servir dans l’engendrement qu’il nous revient de laisser opérer en nous depuis que sur le Golgotha « tout a été consommé », à savoir nous souvenir – et en ceci consiste sans doute la sainte profession spirituelle -, que l’âme de l’homme lui octroie, depuis l’origine, mais bien plus encore depuis que cette âme a été purifiée et lavée en justice par le Verbe à l’issue de son sacrifice salvateur, une souveraine supériorité vis-à-vis de tous les esprits, une autorité sur les créatures séjournant au sein du monde invisible puisqu’elle possède la puissance inégalée de procéder à la régénération universelle en étant accompagnée par la Lumière, portée par l’énergie incréée s’étendant à tous les horizons de l’Esprit pour renouveler, re-sacraliser et régénérer l’immensité.

Le Nouvel Homme
n’est pas simplement destiné à retrouver,
par l’effet d’un processus de « réintégration »
les pouvoirs du premier Adam,
mais est « élu » pour recevoir une ordination
le conduisant à devenir
« participant de la nature de Dieu »

 A ce titre l’homme – le Nouvel Homme – n’est pas simplement destiné à retrouver, par l’effet d’un processus de « réintégration » les pouvoirs du premier Adam, mais à être non seulement doté de l’onction souveraine qui fera de lui un esprit glorieux « supérieur à tout autre esprit spirituel, soit émané ou émancipé » du sein du Créateur,  puisque par delà cette première étape l’homme est ordonné, destiné à recevoir un ré-engendrement mystérieux le conduisant, par pure grâce, à devenir  « participant de la nature de Dieu », lui conférant, eu égard à cette extraordinaire participation qui lui a été accordée, une authentique puissance substantielle l’ordonnant, le consacrant et le constituant, vrai « Fils de Dieu », l’introduisant ainsi dans le Sanctuaire du Ciel auprès du Réparateur Lui-même, afin qu’il exerce, au Nom de la Divinité incréée et infinie, son saint ministère pour l’éternité.

 « Il nous a donné les très grandes et précieuses promesses,
afin que par elles vous participiez de la nature divine,
ayant échappé à la corruption qui est dans le monde…. »
(II Pierre I, 4).

Notes.

 1. L’œuvre véritable pour Saint-Martin, se passe effectivement loin de l’extérieur car c’est dans l’interne, derrière le second voile du Temple que se déroulent aujourd’hui, depuis la venue du Divin Réparateur, les rites sacrés, et que se célèbre le culte spirituel et la liturgie divine par la prière et l’adoration : « Par ses imprudences, l’homme est plongé perpétuellement dans des abîmes de confusion, qui deviennent d’autant plus funestes et plus obscurs, qu’ils engendrent sans cesse de nouvelles régions opposées les unes aux autres et qui  font que l’homme se trouvant placé comme au milieu d’une effroyable multitude de puissances qui le tirent et l’entraînent dans tous les sens, ce serait vraiment un prodige qu’il lui restât dans son cœur un souffle de vie et dans son esprit une étincelle de lumière. (…) l’œuvre véritable de l’homme se passe loin de tous ces mouvements extérieurs. » (Ecce Homo, § 4). La nécessité de l’intériorité, de la voie purement secrète, silencieuse et invisible, se justifie donc pour Saint-Martin, en raison de la présente faiblesse constitutive de la créature, de sa désorganisation et de son inversion radicale, plongeant les êtres dans un milieu infecté, une atmosphère viciée et corrompue, qui guettent chacun de nos pas lorsque nous nous éloignons de notre source et délaissons notre « centre », mettant en péril notre esprit lorsque, par imprudence et présomption, nous osons outrepasser les limites des domaines sereins protégés par l’ombre apaisante de la profonde paix du cœur.

 2. Extrait du recueil de correspondance de Saint-Martin, avec MM. Maglasson, De Gérando, Maubach, etc., appartenant à M. Munier, lettre du 5 août 1798.

 3. « Quant aux anges, nous savons qu’ils sont « tous des esprits dont la fonction est d’être envoyés en service, au profit de ceux qui doivent obtenir l’héritage du salut » (Heb., 1.14). C’est vrai surtout des anges gardiens spécialement attachés à chacun de nous. Leur charité à notre égard n’est qu’une manifestation de leur dévouement à la cause divine et de leur zèle pour l’honneur de Dieu. Nous pouvons compter sur leur aide puissante dans la lutte contre le mal et recourir à eux pour obtenir par leur intermédiaire, avec la protection de notre vie temporelle, les grâces qui sous forme de bonnes pensées, d’élans vers le bien, d’horreur du mal, nous permettront de déjouer les ruses et les pièges du « malin », de répondre aux appels de Dieu et de nous préparer ainsi à prendre, avec joie, place auprès de ceux qui se seront montrés si fraternels pendant notre pèlerinage d’ici-bas. » (Joseph de Guibert s.j., Leçons de théologie spirituelle, tome I, Apostolat de la Prière, 1943).

 4. S. Jean de la Croix, Nuit Obscure 2, 23,11.

 5. Maître Eckhart, Sur la naissance de Dieu dans l’âme, trad. Gérard Pfister, Préface de Marie-Anne Vannier, Arfuyen, 2004, pp. 45-46.

 6. Saint-Martin, dans son Portrait historique et philosophique, eut une remarque plus que pertinente au sujet des dangers des voies externes, et utilisa une image imagée extrêmement parlante s’appuyant sur une anecdote rapportée de son voyage en Italie où vivaient à Naples, à l’époque, des milliers de « lazzaroni », terme désignant ceux qui résidaient dans les rues dépourvu de logis dans un état de grande pauvreté, nous faisant voir que si nous n’y prenons garde, en ouvrant grandes les portes sans prudence par des pratiques externes, nous risquons de voir s’installer des locataires peu recommandables en nous, esprits ténébreux capables même, en prenant des dehors engageants singulièrement trompeurs, de se rendre maîtres et possesseurs de notre maison et de nous en chasser : « La chose qui m’a paru la plus rare en fréquentant les hommes c’est d’en rencontrer un qui logeât chez lui; ils logent presque tous en chambre garnie, et encor ce ne sont pas là les plus dénués et les plus à plaindre; il en est qui ne logent que sous les portes comme les lazzaroni de Naples, ou même dans les ruas et à la belle étoile, tant ils ont peu de soin de conserver leur maison patrimoniale, et de ne se pas laisser évincer de leur propre domaine. » (Portrait, 479).

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